Argent

Le bitcoin ou de l’or pour 2018 ?

de l'or ou du Bitcoin ?
Ecrit par Simone Wapler

Tout le monde sait que le bitcoin, « ça monte ».

Si « ça monte », c’est bien.

Pas besoin de réfléchir.

Personne ne parle plus trop d’or. Qu’est-ce que l’or ? Tout le monde le sait. Pas besoin de réfléchir. Comme monnaie, l’or est complètement has been, désuet, « relique barbare » dirait Keynes. De nos jours, tout le monde a un ordinateur, un smartphone, une carte de crédit…

Tout le monde sait que le bitcoin vaut plus de 10 000 $ mais une once ou un gramme d’or ? 1 300 $ ? Et puis combien y-a-t-il donc de grammes dans une once ? Tout cela est bien compliqué… Au moins le bitcoin ne pèse rien, n’a aucune dimension, il n’est rien. Pas besoin de réfléchir.

Une nouvelle est tombée ce matin. L’inflation en Allemagne atteint 1,8%. Un Bund allemand à 10 ans (un bon du Trésor de l’Etat fédéral allemand) rapporte 0,5%. Donc quelqu’un qui place son argent dans de la dette de l’Etat fédéral allemand perd 1,3% par an. C’est ce qu’on appelle le « rendement réel ».

Des rendements réels négatifs ne sont pas une nouveauté. Cela s’est déjà produit lors des chocs pétroliers des années 1970. C’est ce qui a enflammé l’or qui a culminé en 1980.

L’or s’est toujours enflammé lorsque les rendements réels devenaient négatifs. Pourquoi garder une monnaie dont le pouvoir d’achat s’érode, se disaient les investisseurs ?

Mais aujourd’hui nous avons le bitcoin, n’est-ce pas ? Bien plus pratique que l’or, pas vrai ?

Sauf que…

  • la dette des Etats-Unis devient maintenant incontrôlable, comme vous l’explique Yannick Colleu.
  • où puis-je acheter du pétrole (ou de l’essence) avec des bitcoins ?

Rien peut-il avoir de la valeur et peut-on échanger quelque chose qui a de la valeur contre rien ?

Pour le moment, il semble bien que oui. Rien mais rare suffit. Cela restera-t-il vrai en 2018 ?

Nous saurons bientôt si les investisseurs étrangers qui stockent des euros et les Allemands qui voient leur épargne fondre préfèreront le bitcoin, l’or ou une autre devise.

Lorsque la dette américaine échappera à tout contrôle, que vaudront quelques pièces d’or et que vaudront les cryptomonnaies ? Avoir de l’or – quelque chose qui n’est la dette de personne – est une sage précaution.

[NDLR : mais savez-vous quel or physique acquérir ? Découvrez ici cette pièce qui est aussi une devise et bénéficie à ce titre d’une fiscalité ultralight et comment vous la procurer très facilement.]

A propos de l'auteur

Simone Wapler

Rédactrice en Chef de L’Investisseur Or et Matières et de La Stratégie de Simone Wapler
Ingénieur de formation, Simone Wapler a quitté depuis plus de 13 ans le secteur de l’ingénierie aéronautique pour se concentrer sur les marchés boursiers. En 2001, elle entre aux Publications Agora — groupe de presse et d’édition spécialisé dans la recherche et les conseils financiers – dont elle prend la direction éditoriale en 2011. Son expertise sert aujourd’hui, non pas la cause des multinationales ou des banquiers, mais celle des particuliers.
La force de Simone Wapler, c’est son indépendance. Attention, elle n’est pas pour autant isolée, elle reste connectée en permanence à un réseau de spécialistes iconoclastes unique au monde : Agora Inc. Mais Simone ne se contente pas comme beaucoup de collecter les informations officielles et de les relayer… Non, elle va au charbon — et utilise sa puissance d’analyse pour décrypter elle-même l’actualité, chiffres à l’appui, afin d’apporter une véritable plus-value d’information à ses lecteurs, sous une forme simple et sans jargon.
C’est simple, elle a été parmi les premiers à s’intéresser à l’or et à prédire sa hausse continue. Elle a mis en garde le grand public — bien avant la presse généraliste — de l’explosion de la bulle internet en 2000… des dérèglements financiers mondiaux de l’après 11 septembre 2001… de la bulle des junk bonds de 2001… de la bulle immobilière américaine en 2007… de la crise des dettes souveraines dès fin 2009…
Plus récemment encore, elle a averti ses lecteurs du risque pesant sur les obligations grecques, espagnoles ou portugaises – ou sur de nombreux placements autrefois sûrs, et désormais à fuir. Elle n’a pas attendu pour cela la dégradation des notes souveraines de ces Etats ou encore celle, en juin 2012, de grandes banques comme la Société Générale ou BNP Paribas.
Simone Wapler travaille tous les jours pour vous permettre d’avoir un temps d’avance sur les autres et vous aider à protéger votre capital contre les dangers qui le menacent.
Elle est également rédactrice en chef de L’Investisseur Or et Matières et de La Stratégie de Simone Wapler.

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