Patrimoine & finance

Catastrophe naturelle : protégez-vous et sauvez vos biens

Ecrit par Anne Harald

Ce qui se passe ces derniers temps aux Caraïbes et dans le sud des États-Unis a de quoi donner à réfléchir.

Sommes-nous vraiment prêts à affronter une catastrophe naturelle ? Je discutais ainsi avec un journaliste français basé en Floride. Il m’expliquait recevoir des centaines de mails de demandes d’informations de francophones en vacances dans la région au moment du passage de l’ouragan Irma. Où s’abriter ? Qu’acheter avant le passage de l’ouragan ? Comment contacter les secours en cas de problème ?

Je me suis alors rendu compte que je n’avais pas la réponse à ces questions, quand bien même je serais confrontée à une catastrophe naturelle chez moi, en France. Alors imaginez à l’étranger…

Pour ne pas être prise au dépourvu face à une telle situation, j’ai donc fait quelques recherches : comment se protéger d’une catastrophe annoncée ? Que faire après son passage pour réparer les dégâts ?

Voici un concentré de ce que vous devez savoir.

Étape 1 : s’informer

Sachez à quoi vous vous exposez. En France, c’est facile : en amont, vous pouvez consulter le document départemental des risques majeurs (DDRM, consultable à la préfecture et parfois sur le site Internet de cette dernière).

Si votre logement est exposé à des risques de catastrophes naturelles, vous devez normalement en avoir été informé, grâce à « l’information acquéreur-locataire » (IAL). Le vendeur ou bailleur de votre logement doit ainsi vous prévenir si votre habitation a déjà subi une catastrophe naturelle.

Si une catastrophe est annoncée, restez connecté à la télévision, aux radios, pour vous tenir informé de son avancée et de la marche à suivre. Anticipez et préparez-vous, ainsi que votre logement, pour y faire face.

Étape 2 : se préparer à affronter le pire

Il vous faut un kit d’urgence et un plan B, c’est-à-dire un endroit où vous réfugier si un ordre d’évacuation est donné. En cas de catastrophe naturelle, les pouvoirs publics indiqueront quels sont les lieux de rassemblement où vous pouvez trouver refuge, si vous n’avez pas pu rejoindre un abri par vous-même.

Il vous faudra alors partir avec le strict nécessaire pour survivre ; ce qui implique, selon les conseils fournis par le gouvernement :

  • 6 litres d’eau par personne ;
  • des ustensiles de type couteau-suisse ;
  • de la nourriture, de préférence nécessitant peu d’eau pour la préparation ;
  • une lampe torche avec 2 jours d’autonomie ;
  • des bougies et de quoi les allumer ;
  • une radio qui ne fonctionne pas grâce à l’électricité ;
  • une trousse médicale ;
  • un double des clés de chez vous et de votre voiture ;
  • vos papiers d’identité et leur photocopie ;
  • des moyens de paiement, dont du cash ;
  • un portable avec batterie chargée.

Emballez ceci soigneusement dans des sacs étanches. Si vous le pouvez, préparez également des vêtements et chaussures de rechange, ainsi que des couvertures.

Prenez les numéros des services de secours et apprenez à vos enfants qui contacter en cas de problème.

Étape 3 : protéger son logement

En cas de tempête ou d’inondation, vous ne pourrez pas lutter contre les vents violents et la montée des eaux, mais vous pouvez toutefois limiter les dégâts causés à votre maison.

Avant l’arrivée du phénomène météo, barricadez votre logement : rangez tout ce qui n’est pas fixe (meubles de jardin, pots de fleur… ). Abritez votre voiture dans le garage ou loin des arbres. Fermez portes, volets et fenêtres, colmatez le bas des portes. Attention : veillez tout de même à pouvoir sortir rapidement si cela s’avérait nécessaire.

à l’intérieur, surélevez les meubles et les objets auxquels vous tenez et emballez les pieds des autres dans du plastique. Mettez également dans des sacs étanches tous vos biens les plus précieux : papiers et documents, contrat d’assurance, albums photo, bijoux…

Enfin, débranchez tous les appareils électriques et n’utilisez pas l’électricité lorsque la tempête s’abattra sur vous.

Si vos enfants sont à l’école, ils sont en sécurité – autant que possible. En tout cas, plus que dans la voiture avec vous pour rentrer. Laissez-les donc sur place et restez chez vous.

Sachez que vous serez averti par des sirènes de l’urgence de vous mettre à l’abri.

Ainsi, trois cycles successifs de 1 minute et 41 secondes, séparés par 5 secondes d’intervalle, sonnent l’alerte.

La levée de cette alerte vous sera signifiée par une sonnerie continue de 30 secondes.

Étape 4 : réagir au plus vite après la catastrophe

Une fois la tempête passée, restez très prudent. Assurez-vous que vos proches sont en sécurité.

Ne touchez aucun fil électrique, ne tentez pas de déplacer vous-même des gravats, évitez de traverser tout cours d’eau.

Même s’il faudra faire preuve de patience, attendez l’arrivée d’un professionnel pour relancer l’électricité et le gaz.

En revanche, même si vous traversez un moment extrêmement difficile, gérez au plus vite les demandes d’indemnisation par les assurances… sous peine de ne plus être couvert !

Vous ne disposez en effet que de 5 jours après la catastrophe pour envoyer votre dossier à votre assureur, 10 après la déclaration de catastrophe naturelle, si cet état est officiellement déclaré.

L’idéal est donc d’avoir à portée de main les coordonnées de son assureur, ainsi que son numéro de contrat.

Mieux encore, de l’avoir contacté au préalable pour savoir ce que couvre son assurance multirisques habitation et éventuellement discuter des possibilités d’extension de couverture en cas de besoin.

Il existe ainsi des garanties tempête, qui couvrent les dommages faits par le vent. Il existe aussi une garantie « catastrophe naturelle », qui couvre quant à elle les inondations, à faire valoir si cet état est déclaré.

Quel que soit votre contrat, constituez un dossier solide : faites un descriptif des dégâts subis, estimez la valeur des biens, fournissez tout document ou facture qui puisse en attester et prenez des photos pour étayer vos propos. Et vous aurez bien entendu pris soin, avant la catastrophe, de prendre quantité de photos de votre logement, afin de fournir à votre assureur un tableau avant/après.

Certaines assurances prévoient également de vous reloger, donc n’hésitez pas à les contacter en amont afin d’en connaître les modalités, car entre les lignes coupées et les réseaux encombrés, gageons que vous aurez plus de mal à joindre votre assureur après coup.

Quant à l’indemnisation, elle sera plus rapide si l’état de catastrophe naturelle a été déclaré. Vous pourrez alors espérer toucher des réparations dans les 2 à 3 mois. Certains assureurs peuvent vous faire une avance, n’hésitez pas à demander.

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Anne Harald

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