Santé

Déclin cognitif : peut-on le stopper grâce à la nutrithérapie ?

déclin cognitif
Ecrit par Meriem Saïdi

Le déclin commencerait à partir de la cinquième décennie quel que soit votre état de santé. Quand on sait que l’espérance de vie augmente… Imaginez que vous passiez la moitié de votre vie avec des capacités qui diminuent ! Dit comme ça, c’est déprimant.

Eh oui, avec le temps, vous assistez à l’installation progressive d’un certain nombre de dysfonctionnements mineurs, cérébraux ou pas. Rien de pathologique : tout le monde vieillit un jour…

C’est d’abord la mémoire épisodique qui en prend un coup. Vous vous souvenez bien des faits, mais vous oubliez le contexte dans lequel vous les avez enregistrés. Par exemple, vous évoquez ce printemps où la neige avait recouvert les toits contre toute attente (non, je ne vais pas vous parler du dérèglement climatique) mais vous êtes bien incapable de dire l’année, les personnes qui vous entouraient et ce que vous faisiez ce jour-là.

Outre la mémoire, vos capacités de flexibilité s’altèrent lentement mais sûrement. Auriez-vous du mal avec les paradigmes et les modes de pensée modernes, comme l’utilisation d’Internet ou la communication digitale ? Seriez-vous moins apte à passer rapidement d’un concept à l’autre, à changer de repère ou de critères ? Méfiance…Vous prenez plus de temps pour traiter les informations… Méfiance…

Bon, tout n’est pas si noir. L’organisation de la manipulation des concepts, tout comme le langage, sont davantage préservés. OUF !

Et puis nous ne sommes pas tous égaux face au vieillissement. Les facteurs génétiques jouent un rôle. Nous ne sommes pas égaux non plus lorsqu’il s’agit des facteurs environnementaux : le manque d’activité physique, la consommation de tabac, la faible stimulation intellectuelle, le stress chronique sont autant d’éléments précipitant le déclin cognitif.

Si je connaissais la fontaine de Jouvence… Empêcher, c’est peut-être présomptueux, mais retarder et ralentir, c’est plus réaliste. Mais comment, me direz-vous ?

Encore la nutrition ! Oui, parce que c’est un facteur maîtrisable pour qui consent à prendre soin de ses facultés mentales. Et je ne doute pas que tout un chacun y consent. Alors lisez-bien la suite !

Nombreuses sont les études à souligner le lien entre nutrition et vieillissement du cerveau. Rien de nouveau sous le soleil : le cerveau ne fonctionne correctement que quand il est nourri correctement. Les micronutriments ont un rôle capital dans la protection et l’entretien du système nerveux.

Les recommandations, vous les connaissez : toujours plus de fruits et de légumes frais et bio de préférence, mais les suivez-vous ? La perte du goût, le manque d’activité physique, la baisse du métabolisme de base, l’isolement font que vous diminuez vos apports en nutriments sans même y faire attention. Et patatras !

Déclin de la mémoire : les aliments qui résistent à l’oubli

Parmi ces micronutriments, certains semblent être d’ailleurs privilégiés comme neuroprotecteurs du cerveau.

  • Le zinc est, avec le fer, l’oligoélément le plus concentré dans le cerveau, principalement dans le cortex cérébral, une région qui joue un rôle clé dans l’apprentissage et la mémoire.
  • Le sélénium est réputé pour ses propriétés antioxydantes bien connues et son impact sur l’humeur.
  • Deux vitamines interviennent particulièrement dans la défense antioxydante : la vitamine C et la vitamine E liposoluble. Ensemble, elles exercent un effet antioxydant synergique, en particulier au niveau cérébral.

Comment faire pour y parvenir ? Deux solutions s’imposent : d’abord, retrouver un appétit certain en reprenant une activité physique, des activités sociales et en cuisinant des plats goûteux et appétissants riches en antioxydants. Ensuite, choisir de se supplémenter en nutriments et micronutriments par le biais de comprimés concentrés en antioxydants.

L’une des façons d’en bénéficier rapidement et sans attendre de réorganiser en profondeur votre mode de vie (une étape néanmoins indispensable !) est de recourir à la supplémentation. Vous trouverez facilement des produits naturels qui en contiennent séparément mais vous pouvez aussi choisir des formules contenant l’ensemble de ces micronutriments.

Attention ! Beaucoup de publicité est faite autour des potentiels boosters de la mémoire, dont l’efficacité est loin d’être prouvée. Vendus sans ordonnance, les compléments alimentaires contiennent en général des vitamines (B et E), des acides gras oméga-3, parfois de la caféine ou de la taurine, des oligo-éléments (zinc, fer, iode, magnésium) ou des extraits de plantes (ginkgo biloba, ginseng, bacopa, etc.).

La supplémentation est utile en cas de carence. Si vous avez une alimentation variée, elle ne sert à rien. Il faut faire évaluer vos éventuelles carences avant de débourser un centime dans les compléments alimentaires.

Les preuves scientifiques de leur efficacité manquent : il est très difficile de les évaluer. L’Anses interdit toute allégation d’amélioration des fonctions cognitives sur les emballages alimentaires. Seule la présence d’iode, de zinc ou de fer peut donner droit à la mention « Contribue au fonctionnement cognitif normal », ce qui ne signifie pas pour autant une amélioration de celui-ci.

Le cocktail qui préserve la santé de votre cerveau

Nous avons vu que le déclin pouvait être d’origine physiologique, lié au vieillissement cérébral. Nous allons maintenant nous intéresser au déclin pathologique, c’est-à-dire lié à une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer.

Depuis que la maladie a été décrite pour la première fois en 1906 par le neurologue allemand Alois Alzheimer, sa progression au niveau mondial n’a cessé de défrayer la chronique.

Il n’y a malheureusement pas de formule miracle ! Mais des pistes… La cause de la maladie demeure inconnue. D’aucuns avancent que la peur du vieillissement et de la mort nous entraînerait dans la démence, d’aucuns accusent notre environnement anxiogène et pollué…

Il n’en reste pas moins qu’en dehors de l’âge (après 85 ans, 45% des gens développent la maladie), on considère que 70% des risques sont liés à la génétique et 30% à l’environnement. Vous pouvez avoir les gènes (une vingtaine) sans jamais développer la maladie.

Cinq autres facteurs (ordre décroissant) liés au style de vie ont été mis en évidence par la recherche : l’hypertension, le diabète, le cholestérol, l’obésité et l’apnée du sommeil.

Les seules preuves scientifiques sérieuses d’un possible retard de la maladie viennent d’un traitement préventif qui combine l’exercice physique, l’entraînement mental, la socialisation et l’alimentation de type méditerranéen. Vous pouvez réduire les facteurs de risque environnementaux du déclin cognitif pathologique en changeant votre mode de vie.

Vous pouvez participer à l’étude NutiNet-Santé qui souhaite mettre en évidence les facteurs nutritionnels dans le développement de certaines maladies dans les pays occidentaux en particulier.

Désormais, vous ne pourrez plus dire que vous ne pouviez rien faire face au déclin cognitif… C’est à vous d’agir !

Cet élément met-il en danger votre santé ? Vous le consommez tous les jours et pourtant il pourrait faire courir un risque pour votre santé et celle de votre famille… C’est le résultat d’une expérience inédite que nous avons mené dans la plus grande transparence. Regardez vite la vidéo ici.]

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Meriem Saïdi

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