Libre d'agir http://libredagir.fr Liberté Indépendance Action Tue, 27 Sep 2016 11:04:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.5.4 Des plantes sauvages dans vos assiettes, pourquoi pas ? http://libredagir.fr/plantes-sauvages-vos-assiettes/ http://libredagir.fr/plantes-sauvages-vos-assiettes/#respond Tue, 27 Sep 2016 11:04:22 +0000 http://libredagir.fr/?p=2018 cueillette

Mark Ford

Cet homme a bâti une fortune de 60 millions de dollars en suivant un Système extrêmement simple en 2 étapes -- et ce, sans toucher aux marchés boursiers !

Du 10 au 13 octobre 2013, il révèlera en exclusivité les détails de son Système -- et comment vous pourriez l'utiliser pour viser 1 million d'euros en 7 ans... ou moins.

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L'homme s'est toujours nourri de ce qui l'entoure : les plantes sauvages sont riches de propriétés nutritives et médicinales. Elles sont aussi riches de propriétés gustatives sublimées par des chefs cuisiniers tels que Michel Bras ou Marc Veyrat.

  • Profitez de ballades automnales pour redécouvrir les plaisirs de la cueillette

Lors d'une cueillette sauvage, vous adopterez quelques règles de base :

  • Ne prélevez que ce dont vous avez besoin
  • N'arrachez pas les pieds
  • Évitez les bordures et les abords des champs traités
  • Évitez d'en faire une grosse consommation : votre estomac ne vous dirait pas merci.
  • Pour que votre récolte ne tourne pas à l'angoisse, donnez-vous les moyens de partager en famille, entre amis un moment de plaisir : ne vous précipitez pas sur le premier champ venu sans un minimum d'information voire de formation.

Puce Les plantes les plus facilement reconnaissables

J'en citerai trois que je ramasse régulièrement pour agrémenter des salades parce que savoureuses, faciles à dénicher et à reconnaître : le pissenlit, la violette et l'ortie.

Le pissenlit

C'est une plante vivace sans tige dont les feuilles sont dentelées, disposées en rosette au ras du sol, et la fleur jaune portée par une tige creuse sont reconnaissables.

Elle est très riche en vitamines et minéraux. Les fleurs peuvent être consommées pour faire des confitures, du vin, cuisinées en omelettes tandis que les racines et les feuilles sont utilisées en guise de salade, de soupe, ou encore d'infusion. La floraison se fait à partir du mois de mai jusqu'au mois de novembre. Préférez les jeunes feuilles qui apparaissent au centre de la rosette, moins amères que les plus anciennes. Préférez le pissenlit qui pousse dans votre jardin, non traité et sans parasite.

La violette 

Plante vivace, de 5 à 15 cm, à feuilles ovales, légèrement duveteuses, en forme de cœur à la base, est facile à reconnaître avec ses fleurs odorantes à cinq pétales. Elles forment des colonies importantes dans les pelouses, sur les talus herbeux et dans les sous-bois. Toutes les espèces de violettes sont comestibles y compris les pensées mais préférez la violette odorante. Les feuilles (riches en vitamine A) se dégustent crues ou cuites alors que les fleurs (de septembre à mai, riches en vitamine C) s'ajoutent aux salades, aux farces de volaille. Vous pouvez en faire un sirop (pour faire des glaces et des gâteaux). Vous pouvez tout simplement les ajouter à une salade de fruits.

Pour les personnes allergiques au pollen, demandez conseil à votre médecin.

L'ortie

Riche en calcium, fer et vitamine C, vous pouvez consommer les têtes d'ortie ainsi que les feuilles pour agrémenter des pommes de terre chaudes, faire une soupe  ou en faire une quiche. La cuisson lui fait perdre son caractère piquant. Pour les cueillir et les préparer, portez des gants.

Je pourrais continuer avec la limonade aux baies de sureau noir, le nombril de vénus qui pousse sur les murs, le plantain, mais je choisis de vous orienter vers un site très bien fait, celui de François Couplan.

Ethnobotaniste de renom, créateur de l'Institut de Recherches sur les Propriétés de la Flore, il collabore avec des cuisiniers pour réhabiliter des saveurs oubliées. Que ce soit à l'occasion d'une journée de ballade, d'un stage de cuisine, d'un week-end, d'un stage pratique sur le terrain, tout est fait pour que vous jetiez un œil différent sur ces plantes délaissées, oubliées, mal aimées parfois, trop souvent et à tort nommées « mauvaises herbes ».

Vous trouverez pléthore de livres sur le sujet également sur ce site : je vous conseille quelques ouvrages à consulter avant de vous jeter sur votre panier de cueillette.

Tout ce qui est naturel n'est pas forcement sans danger : je vous conseille vivement, dans le doute, de ne pas cueillir, de consulter un botaniste si vous en avez un sous la main, ou de vous adresser aux rares herboristes* qui restent en ce pays pour éviter toute intoxication. En cette saison des champignons, n'oubliez pas de vous adresser à votre pharmacien à même de faire le tri dans votre cueillette, sinon abstenez-vous.

Je terminerai en vous souhaitant une bonne cueillette.

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*Quelques mots sur les herboristes :

Alors que l’attrait des Français pour les plantes médicinales est en plein boum, le métier d'herboriste n'existe pas officiellement : le diplôme et l'activité ont été supprimés en 1941, au profit des officines. Il n'existe qu'une poignée d'herboristeries dignes de ce nom. Ils demandent une reconnaissance de leur métier. Un diplôme universitaire de phytothérapie réservé aux médecins, pharmaciens, sages-femmes et vétérinaires est proposé à la faculté de Paris XIII. L'ordre des pharmaciens veille sur son monopole en attaquant systématiquement les contrevenants.

Quelques adresses utiles pour trouver un herboriste http://www.syndicat-simples.org/fr/index.php

http://www.herboristerie.com/

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Se faire aider, quand on est aidant http://libredagir.fr/se-faire-aider-on-aidant/ http://libredagir.fr/se-faire-aider-on-aidant/#respond Mon, 26 Sep 2016 12:43:41 +0000 http://libredagir.fr/?p=2014 Aide

Il y a des chances pour que vous en soyez un. Et de très fortes probabilités pour que vous en connaissiez plusieurs. Des aidants. Ou plus exactement, car c’est le terme officiel, des « aidants de proches ». Saviez-vous qu’on en compte aujourd’hui 11 millions en France ? 11 millions de personnes, qui doivent faire face à la maladie, la vieillesse ou le handicap d’un proche et qui, par choix ou par obligation, les assistent dans tous les actes de la vie quotidienne. Sans y être, bien souvent, suffisamment préparés, ces aidants de proches vont jouer le rôle d’infirmière, d’auxiliaire de vie, d’aide à la personne, d’assistante sociale… Certains exercent même encore une activité professionnelle (50% !) et se débattent avec un emploi du temps surchargé.

Mais leurs ressources ne sont pas infinies. Le risque d’épuisement physique et psychologique est grand. Un tiers des aidants de personnes atteintes d’Alzheimer décéderaient avant la personne malade.

Il est très important et parfois VITAL de se préserver et prendre soin de soi de manière régulière et ce, dès que l’on devient aidant de proche. Ne surestimez pas vos forces, faites-vous accompagner, conseiller, aider. Et imposez-vous des moments de répit au cours de la journée, de la semaine et de l’année.

Puce Prise de conscience nationale

En quelques années, le nombre des aidants de proches a progressé. En 2010, une étude officielle de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), évaluait leur nombre à 8,3 millions. Plusieurs études non officielles ont été récemment menées par des fondations ou des assureurs et évaluent aujourd’hui le nombre d’aidants de proches à 11 millions.

Le 6 octobre prochain, aura lieu la Journée nationale des Aidants. Cette journée a été créée en 2010, date à laquelle on peut situer une réelle prise de conscience en France.

De plus, la loi relative à l'adaptation de la société au vieillissement (ASV), en décembre 2015, aborde le thème des aidants de proches. « Cette loi a le mérite d’instaurer le droit au répit des aidants, annonce Pascal Jannot, Président fondateur de La Maison des Aidants - Aidants en Mouvement, créée en 2008. A travers l’officialisation de ce droit, on peut considérer que les aidants son reconnus officiellement en France, ce qui est positif. Cette loi prévoit pour les aidants - de personnes âgées seulement - de bénéficier d’un droit au répit qui peut être financé à hauteur de 500 euros par an. Mais dans la pratique, des paramètres et des coefficients ont été mis en place et limiteront le nombre de bénéficiaires à quelques dizaines de milliers ou au mieux centaines de milliers. »

Concernant les aidants salariés, les mentalités évoluent également. « On commence à en mesurer très sérieusement l’impact en termes de santé publique mais aussi de risques psycho-sociaux, de stress, d’absentéisme et de présentéisme dans les entreprises, explique Pascal Jannot. Ces dernières commencent à se pencher sur le sujet, qui peut avoir sur elles des répercutions économiques. »

Puce Se faire aider, quand on est aidant

Les choses commencent donc à bouger. Mais dans un premier temps, c’est à vous, aidants de proches, d’agir pour vous. Des structures existent pour vous écouter, vous guider et même vous former. Le but est de préserver vos forces pour votre bien-être, votre propre santé et pour continuer à aider votre proche le plus longtemps possible, si tel est votre souhait.

- Pour obtenir des informations sur les aides, les droits…, n’hésitez pas à contacter une assistante sociale ou à vous adresser à une maison départementale des personnes handicapées (MHPH).

- Depuis bientôt un an, la Maison des Aidants propose un service téléphonique gratuit Allo Aidants. « Les aidants sont souvent dans l’impossibilité de se déplacer, souligne Pascal Jannot. Nous avons donc mis en place un service basé sur le principe du coaching, proposant aux aidants de proches un accompagnement très personnalisé pouvant durer plusieurs mois. »

- Si vous trouvez le temps de vous déplacer, l’association l’Association Française des Aidants proposent des rencontres, appelées « Café des aidants », co-animées par un travailleur social et un psychologue.

- Vous pouvez également suivre une formation, pour vous permettre de repartir avec un niveau de compétences que vous n’aviez pas auparavant, apprendre à adapter vos attitudes et comportements aux manifestations d’une maladie en particulier ou encore mieux connaître le tissu médico-social au sens large.

Ces formations peuvent être prises en charge par un partenaire (mutuelle ou groupe de prévoyance) ou, à défaut, seront à financer par vous-même.

Puce S’accorder des moments de répit

S’extraire du quotidien pour se reposer, se retrouver, partager des moments en famille est très important. Il existe des solutions pour partir en vacances dans des structures adaptées, qui allègeront nettement les tâches quotidiennes. L'association Vacances Répit Familles propose par exemple une solution innovante, qui associe un village de vacances et une structure médico-sociale.

Si vous souhaitez partir en vacances seul, il existe également des structures d’accueil temporaire.

Puce Etre conscient de ses propres limites

« Si j’ai un conseil à donner aux aidants de proches, c’est celui-ci : soyez conscient de vos propres limites, avertit Pascal Jannot. La vraie caractéristique des aidants est qu’ils sont convaincus qu’ils sont capables de tout faire eux-mêmes et pire, qu’ils peuvent faire mieux que l’ensemble des intervenants extérieurs - infirmiers, aides-soignants, auxiliaires de vie …- qui contribuent au maintien à domicile. »

Posez-vous donc ces questions : je sais faire, je ne sais pas faire ? J’ai envie, pas envie ? J’ai le temps, pas le temps ? En fonction des réponses, trouvez l’aide dont vous avez besoin (elles existent !) pour soulager votre quotidien. « Il est très important de s’informer et de se former pour se préparer au rôle d’aidant, conclut Pascal Jannot. Le fait de s’occuper d’un proche handicapé ou de ses parents âgés qui ne peuvent pas se déplacer, faire leur toilette, s’habiller, se préparer à manger, prendre les médicaments… est très lourd. Or pour chacune de ces tâches, des professionnels existent et la plupart du temps des financements peuvent être trouvés. Mais beaucoup d’aidants font d’autres choix et s’embourbent dans des situations périlleuses voire dramatiques. »

Si vous êtes aidant de proche, agissez avant qu’il ne soit trop tard !

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Les vraies bonnes idées connectées pour la cuisine ! http://libredagir.fr/vraies-bonnes-idees-connectees-cuisine/ http://libredagir.fr/vraies-bonnes-idees-connectees-cuisine/#respond Fri, 23 Sep 2016 11:27:02 +0000 http://libredagir.fr/?p=2010 shutterstock_273021449

En attendant qu'un chef cuisinier numérique vous assiste en live dans vos préparations culinaires pour bannir définitivement les mots "brûlé", "raté" et "mauvais" de vos repas (un projet en cours pour la marque Panasonic qui investit le territoire de la cuisine entièrement connectée), que diriez-vous de faciliter votre quotidien dans la cuisine ?

Grâce à quelques objets intelligents, bien manger sans (trop) d'efforts est à portée de main.

Focus sur les meilleures innovations du moment !

Potager connecté

Puce  Un mini-potager pour les citadins
Pas toujours facile de disposer d'herbes fraîches tous les jours quand on habite en appartement -- ou que l'on n'a pas la chance d'avoir la main verte. Qu'à cela ne tienne, les potagers connectés viennent à notre secours en proposant des contenants aussi malins qu'esthétiques. Grâce à un éclairage LED peu gourmand en énergie, les plantes recevront leur dose idéale de lumière. Idem pour l'eau, la distribution se faisant automatiquement et, pour certains modèles, une application reliée au potager vous indique quand rajouter de l'eau, quand récolter et vous propose des idées de recette. Plusieurs marques jouent sur ce terrain fertile et proposent des modèles comme Lilo de Prêt à Pousser ou le potager Véritable dont les prix varient entre 100 et 200 euros.

Potager connecté
Frigo connecté "family hub" de Samsung. - J.LOCHER/AP/SIPA

Puce  Un frigo connecté pour diminuer le gaspillage
Loin de l'objet gadget, certains modèles de frigos connectés pourraient vraiment vous faciliter la vie et réduire drastiquement votre gaspillage alimentaire (qui, rappelons-le, s'élève à 79 kg par personne et par an). Grâce aux caméras embarquées, vous visualiserez le contenu de votre frigo et pourrez donc faire vos courses plus rapidement et plus précisément. L'appareil vous envoie même une liste sur votre téléphone et certains modèles vous permettent de visualiser les produits bientôt périmés. Un appareil qui, s'il reste encore relativement cher pour le moment (environ 2 000 euros pour un frigo Samsung), devrait cependant rapidement envahir les cuisines dans les prochaines années.

Potager connecté

Puce  Les plaques de cuisson intelligentes
Autre objet utile pour rendre votre cuisine smart et connectée, la plaque de cuisson intelligente. Son but ? Vous permettre de réussir vos cuissons à la perfection en pilotant les plaques depuis votre smartphone et même, dans un futur proche, vous aider à créer des recettes en fonction de ce qui se trouve dans votre frigo. De nombreux projets, à l'image de la Top Cook de Whirlpool ou de la plaque de cuisson Paragon, visent à pousser les fonctionnalités plus loin pour faire de la table de cuisson un véritable assistant. Un outil indispensable si vous oubliez régulièrement vos casseroles sur le feu !

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Les nouveaux voyages dans la Lune http://libredagir.fr/nouveaux-voyages-lune/ http://libredagir.fr/nouveaux-voyages-lune/#respond Thu, 22 Sep 2016 10:02:05 +0000 http://libredagir.fr/?p=2006 Lune

Jeudi 1er septembre 2016, jour où Elon Musk a trébuché ? L'explosion sur le pas de tir d'une fusée Falcon-9 est une mauvaise nouvelle pour le patron de SpaceX (et de Tesla).

Elle jette un doute sur les capacités techniques de l'entreprise spatiale alors que l'un de ses principaux concurrents, Ariane 5, vient d'aligner 73 lancements réussis d'affilée.

Pourtant, SpaceX dispose encore des atouts dissimulés dans ses manches. Si le dernier test de Falcon-9 a tourné court, SpaceX est parvenu, cette année, à récupérer plusieurs de ses fusées. Objectif à terme : les réutiliser pour drastiquement abaisser les coûts de lancement. Un avantage de poids face à ses concurrents. Le coût de lancement via la future Ariane 6 sera en effet deux fois plus élevé que celui des fusées d'Elon Musk.

La société a en outre signé des contrats phares dont celui avec la NASA. SpaceX est la première entreprise privée à avoir obtenu un contrat avec l'agence américaine pour le ravitaillement de la Station spatiale internationale (ISS).

Preuve que les vieux routards de l'espace font confiance à Musk et à ses ingénieurs. Et signe, aussi, d'un changement majeur des temps : celui de la privatisation de l'espace.

Jusqu'à très récemment, tous les projets d'exploration et d'exploitation de l'espace étaient entre les mains d'organismes publics, souvent en coopération internationale. Mais l'arrivée progressive d'acteurs privés bouleverse déjà les règles du jeu et ouvre la voie à une exploitation ouvertement commerciale de l'espace.

En août dernier, le gouvernement des Etats-Unis a ainsi autorisé la start-up américaine Moon Express à lancer un vol vers la Lune l'année prochaine. Une petite révolution car ce sera le premier vol privé vers notre satellite.

D'un côté, c'est excitant, du moins pour tous ceux qui demeurent passionnés de conquête spatiale. De l'autre, c'est préoccupant car Moon Express n'oeuvre pas pour la beauté du geste.

Puce  La Lune, enjeu de pouvoir
Il est vrai que la conquête spatiale n'a jamais été exempte d'objectifs très politiques. Ses débuts ont été marqués par la féroce compétition entre l'URSS et les Etats-Unis sur fond de Guerre froide. Si, à partir des années 80, une certaine détente s'est mise en place et que la collaboration internationale a été privilégiée, les intérêts nationaux n'ont jamais complètement disparu.

Ces dernières années, les ambitions clairement affichées de la Chine ou de l'Inde en matière d'exploration spatiale sont à comprendre comme une affirmation de force venant de puissances économiques et géopolitiques montantes. Etre une puissance spatiale, c'est s'imposer comme une grande puissance terrestre.

Les récents regains de tension entre l'Occident et la Russie ont même fini par avoir des répercussions dans l'espace. Si Washington a offert un contrat de ravitaillement de l'ISS à SpaceX, c'est aussi pour que celui-ci ne dépende plus uniquement de Soyouz.

Puce  Les richesses lunaires font rêver, et pas seulement les enfants
Aux fiertés nationales, voire nationalistes, il faut ajouter de nouveaux enjeux -- économiques. Car l'espace est riche en matières premières potentiellement exploitables par nous. Dans de précédentes articles (à relire ici et ), je vous avais parlé des projets de mines spatiales, en particulier sur les astéroïdes qui contiennent non seulement des métaux de base mais aussi métaux précieux (or et platine), des terres rares ou de l'eau.

La Lune pourrait servir de base arrière pour ces projets miniers. Elle pourrait aussi héberger des "usines solaires". Notre satellite ne dispose pas d'une atmosphère semblable à la nôtre. Le rayonnement solaire y est donc plus important que sur Terre, et l'absence de nuages rendrait les panneaux solaires bien plus efficaces que sur le plancher des vaches.

Certains se prennent donc à rêver de centrales solaires installées sur notre satellite. Resterait "seulement" à transférer l'énergie produite jusqu'à nous. Plusieurs solutions sont envisagées (dont l'utilisation de lasers) et nous aurons certainement l'occasion d'en reparler.

Outre sa position "spatiale", la Lune recèle d'autres richesses. Son sol contient, entre autres, du fer, de la silice, du titane ou de l'aluminium. Depuis 2009, on sait en outre que notre satellite contient de l'eau -- même si en quantités certainement bien inférieures à celles estimées en premier lieu.

Puce  Trésor énergétique lunaire
Mais la grande richesse naturelle lunaire qui aiguise tous les appétits, c'est l'hélium 3. L'hélium 3, isotope de l'hélium, est un gaz léger, non radioactif, rare sur Terre... mais extrêmement utile.

Nous avions exploré le potentiel de la fusion nucléaire. La fusion, c'est la promesse d'une énergie presque inépuisable et très peu polluante. La solution à tous nos problèmes d'approvisionnement en énergie. La plupart des projets en cours (dont ITER) reposent sur la fusion de deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium et du tritium. Problème, cette fusion dégage de nombreux neutrons, et est légèrement radioactive.

Certains chercheurs prônent donc l'utilisation de l'hélium 3, qui aurait l'avantage de ne pas être radioactif, de n'émettre aucun neutron, et de réduire notamment les pertes d'énergie du processus de fusion.

Mais voilà, l'hélium 3 est, comme je vous le disais, rare ici-bas. Il est, par contre, abondant à la surface de la Lune. On estime qu'entre 1 et 2 millions de tonnes y ont été déposées par les vents solaires -- l'hélium 3 étant éjecté par notre Soleil -- et n'attendent plus que nos mains avides.

Car c'est un gaz qui vaut de l'or qui est mélangé à la poussière lunaire. En 2011, un gramme d'hélium 3 valait 7 000 $, et il a depuis dépassé les 10 000 $. De quoi nourrir quelques ambitions, clairement affichées. Plusieurs études se penchent donc sur la faisabilité d'une telle exploitation, ses contraintes techniques, son coût et surtout sa rentabilité. La plupart de ces études sont d'accord : une exploitation de l'hélium 3 lunaire est non seulement possible techniquement mais aussi rentable du moment que la demande et le prix de l'hélium 3 ne cesse de progresser.

Puce  Les nouveaux voyages dans la Lune
Voilà donc les raisons qui expliquent la multiplication des projets de retour sur la Lune. Pour rappel, la dernière fois que notre satellite a connu le pied de l'homme, c'était en décembre 1972.

Or depuis quelques années, Etats et entreprises privées sont pris d'une nouvelle frénésie spatiale. La NASA agite régulièrement l'idée, imitée en cela par la Russie et surtout par la Chine. Le pays s'est embarqué dans un ambitieux programme spatial, comprenant une reprise de l'exploration lunaire. L'année prochaine, la Chine devrait ainsi lancer la sonde spatiale Chang'e 6, dotée d'un atterrisseur qui sera capable de récolter et de ramener sur Terre plusieurs kilos d'échantillons lunaires. Un des objectifs officiels de cette mission sera d'étudier la composition de la poussière lunaire, sa teneur en hélium 3 et les possibilités d'exploitation de ce gaz.

Comme je vous le disais, la grande nouveauté, c'est l'arrivée d'acteurs privés -- confirmation du potentiel économique de la Lune et de l'espace. En 2007, Google inaugurait un nouveau type de compétition spatiale, le Google Lunar X Prize. 300 millions de dollars récompenseront la première entreprise privée qui parviendra à envoyer un robot sur la Lune, lui faire parcourir au moins 500 mètres et prendre vidéos et photos qui doivent ensuite être transmises vers la Terre, et tout ceci d'ici fin 2017.

Moon Express, en obtenant l'autorisation du gouvernement américain pour une première mission a pris une longueur d'avance sur ses concurrents. Au cas où vous auriez des doutes sur les ambitions économiques et commerciales de l'entreprise, voici les mots de son co-fondateur, Naveen Jain :

Dans un futur immédiat, nous envisageons de rapporter sur Terre des matières premières précieuses, des métaux et des roches lunaires.

Et voilà...

Puce  Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
L'espace intéresse de nouveau et c'est une bonne nouvelle pour tous les acteurs du secteur. Moon Express et SpaceX sont privées mais ceux d'entre vous qui souhaiteraient participer à cette nouvelle course à l'espace peuvent s'intéresser au constructeur allemand de satellites OHB (OHB:XETRA), ou encore aux fleurons français de l'aérospatial -- tout particulièrement DASSAULT AVIATION (FR0000121725).

Un autre fabricant de satellites a retenu l'attention de Ray Blanco dans NewTech Insider : spécialisé dans l'accès à Internet via satellites, dont la demande explose, cette valeur dispose d'un fort potentiel de croissance, et d'une situation de quasi-monopole. Rendez-vous dans NewTech Insider pour ne pas manquer cette nouvelle course à l'espace.

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Prêt pour la récession de 2017 ? http://libredagir.fr/pret-recession-de-2017/ http://libredagir.fr/pret-recession-de-2017/#respond Wed, 21 Sep 2016 10:23:18 +0000 http://libredagir.fr/?p=2003 recession

Se débarrasser des mythes est une tâche périlleuse : les gens tiennent davantage à leurs mythes qu'à la vie.

Ils tuent peut-être pour de l'argent. Mais ils meurent pour leurs religions, leurs gouvernements, leurs clans... et leurs idées.

Puce  Une grande cause ne fait mourir que les autres
Certaines personnes pensent que même une idée aussi abstraite que la "liberté de parole" mérite que l'on meure pour elle.

On attribue à Voltaire la citation suivante : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous ayez le droit de le dire".

La plupart des gens embrassent une Grande Cause avec enthousiasme et conviction. Mais beaucoup d'entre eux ont le bon sens d'en sortir discrètement, avant que leur vie ne soit réellement en danger.

Nous pensons que M. Voltaire aurait fait de même.

Voilà pourquoi les mythes les plus meurtriers sont ceux qui vous accompagnent sans vous faire prendre de risque à titre personnel. Par exemple, on privilégie toujours les guerres menées à l'étranger.

Lorsque Périclès a proclamé que l'honneur d'Athènes était en jeu, que la cité devait affirmer son impérialisme et poursuivre la guerre contre Sparte, il n'a pas proposé d'envahir la Sicile lui-même.

Pas plus que George W. Bush n'a proposé d'entrer lui-même dans Mossoul lorsqu'il a proclamé la guerre contre le terrorisme.

Mais lorsque vous agissez en fonction d'un mythe, vous en devenez rapidement l'otage ; si vous ne pouvez gagner, vous perdez.

Il se trouve que Périclès est mort dans son lit, qu'Athènes a été détruite, et sa population tuée ou réduite à l'esclavage.

La Guerre contre le Terrorisme, quant à elle, a coûté environ 3 600 milliards de dollars, jusqu'à présent (selon les dernières estimations émanant de l'Université Brown), et tué plus de 7 000 soldats américains.

Mais George Bush, Dick Cheney, Michael Ledeen, Elliott Abrams, Paul Wolfowitz et John Bolton sont toujours en vie.

En fait, à notre connaissance, aucun des principaux partisans de cette guerre ne figure parmi les morts. Dans l'autre camp, entre 60 000 et 1,2 million de personnes ont été tuées (elles sont si nombreuses... et c'est si difficile à vérifier... que toute une organisation s'est créée afin de les comptabiliser).

Saddam Hussein, qui avait maintenu le couvercle sur le terrorisme islamiste, a été exécuté.

A présent, un Etat terroriste existe dans cette région -- l'Etat islamique -- équipé d'armes de fabrication américaine, et avec un chef formé aux Etats-Unis à sa tête.

Puce  Alerte à la récession
Mais revenons vers le monde de l'argent (en nous demandant si 3 600 milliards de dollars auraient été dilapidés aussi facilement si cela avait été de l'argent réel).

Les marchés sortent de leur torpeur estivale. Il faut être attentif.

La situation est la suivante :

L'économie américaine progresse toujours. Mais à peine. Et le schéma est clair. Au lieu de se renforcer, elle s'affaiblit... la croissance du PIB diminuant d'un trimestre sur l'autre.

Le PIB "nominal "est désormais de 2,4%, soit le plus faible taux enregistré, hors période de récession, depuis la Seconde Guerre mondiale.

On obtient la croissance "réelle" du PIB en retranchant l'inflation (déflateur de PIB)... qui, selon une estimation officielle, est de 2,2%, hors alimentation et énergie. Si ces chiffres sont corrects, cela signifie que l'économie américaine stagne, essentiellement. Elle a calé.

Le chiffre officiel de l'inflation est très probablement sous-estimé.

David Stockman, ex-conseiller au budget du président Reagan, l'a recalculé, en retirant une grande partie des chiffres bidon produits par l'Etat. Il estime que le taux réel de l'augmentation des prix subie par les Américains -- son indice des prix à la consommation "Flyover " -- s'est élevé en moyenne à 3,3% sur l'intégralité du vingtième siècle.

Si l'on se base sur ce chiffre, on constate que l'économie réelle est désormais en récession, avec un taux de croissance de moins 0,9%.

La production va très probablement poursuivre sa spirale descendante. Si c'est le cas, vous pouvez vous attendre à une récession avant fin 2017.

Et il est très probable que cela provoquera, tôt ou tard, un sell-off soudain sur le marché actions, lorsque le mythe de la "reprise" sera bel et bien mort.

Cela provoquera de nouvelles interventions de la part de l'Etat... et une augmentation du taux d'inflation (prix à la consommation).

Puce  La menace d'inflation sur le marché obligataire au plus bas depuis 5 000 ans
Mais attendez... L'inflation hante déjà tout l'édifice financier.

Les obligations, par exemple, dépendent désormais des faibles taux d'inflation... jusqu'à perte de vue.

Le cours des obligations chute lorsque les taux d'intérêt augmentent. Or les taux d'intérêt augmentent en même temps que l'inflation.

Les taux de rendement actuels étant ultra bas, la moindre hausse des taux d'intérêt pénaliserait les détenteurs d'obligations.

Voilà pourquoi les investisseurs sont si attentifs aux sous-entendus de la Fed et à ses gesticulations. Ils savent que les cours élevés affichés actuellement par les obligations, dépendent des taux d'intérêt les plus bas jamais enregistrés depuis 5 000 ans.

Si le taux de croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation est de 3,3%, comme l'a calculé David Stockman, et que vous placez votre argent dans des bons du Trésor à 10 ans rapportant 1,5%, vous perdez 1,8% par an en termes de pouvoir d'achat.

Et si vous placez votre argent dans des actions offrant un dividende de 2%, alors vous perdez 1,3% par an de pouvoir d'achat (voire plus, lorsque vous prenez en compte les taxes).

Puce  Le mythe absurde de la Fed nounou de l'économie
Dans le contexte actuel des marchés, avec des rendements aussi faibles de toutes parts, pratiquement tout le monde doit perdre de l'argent !

Si l'inflation des prix à la consommation augmente un tant soit peu, alors tout le monde fuira massivement les actions et les obligations.

Cela a peut-être déjà commencé. Depuis mi-juillet, les actions américaines ont augmenté et baissé... sans qu'une tendance nette ne se dégage, que ce soit à la hausse ou à la baisse.

Mais regardez ce qu'il s'est produit sur le marché obligataire. Voici ce qu'écrit Ambrose Evans Pritchard dans le Telegraph :

Les rendements des bons du Trésor à 10 ans -- coûts d'emprunt de référence pour le secteur financier international -- ont bondi de 19 points de base et atteint 1,7% depuis le milieu de la semaine dernière. [Lorsque les rendements obligataires augmentent, les cours chutent].

Le volume des obligations d'Etat se négociant à des taux au-dessous de zéro a soudainement chuté de 10 000 milliards à 8 300 milliards de dollars, des effets parallèles s'exerçant sur les obligations d'entreprise.

Les investisseurs, les entreprises et les foyers sont désormais prisonniers de leurs dettes.

Leurs dettes sont prisonnières des taux d'intérêt. Les taux d'intérêt sont prisonniers de l'inflation. Et la Fed est otage d'un mythe absurde, selon lequel elle serait capable de contrôler et d'améliorer l'économie de marché.

La Fed peut émettre de l'argent frais afin d'acheter des actions et des obligations... en faisant grimper le prix des actifs. Mais plus elle crée d'argent, plus la hausse des prix à la consommation se rapproche à grands pas.

Et alors, tout le bazar explosera.

[Et la France ? Peut-elle faire faillite ? OUI selon notre spécialiste ! Elle vous explique en détails pourquoi ici !]

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Economie collaborative : attention, le fisc vous a à l’oeil ! http://libredagir.fr/economie-collaborative-attention-fisc/ http://libredagir.fr/economie-collaborative-attention-fisc/#respond Tue, 20 Sep 2016 10:26:42 +0000 http://libredagir.fr/?p=1999 business-money-pink-coins

Jusqu'à présent, vos achats sur Le Bon Coin ne rapportaient rien à l'administration fiscale... mais c'est en train de changer. Pourquoi ? Car l'économie dite collaborative explose et peut être lucrative pour Bercy.

Au final, près des deux tiers des Français sont adeptes de la Web économie, en tant qu'acheteur et/ou vendeur de biens mais aussi en tant que consommateur et/ou pourvoyeur de services. De quoi assurer un flux financier certain sur la Toile.

Jusqu'ici ce flux échappait aux assauts de l'administration fiscale. Ce qui avait amené certains politiques à dénoncer le fait qu'il y ait "des trous dans la raquette fiscale". L'été a changé la donne. En mars le rapport Terrasse dressait plusieurs pistes pour fiscaliser les revenus tirés de l'économie collaborative. Fin août, Bercy dévoilait ce qui avait été retenu.

Fini les spéculations, voilà à quoi nous allons devoir nous plier !

1 –Tout est imposable exceptés les revenus issus des plateformes de partage et de la co-consommation.

"Une prestation de service dont bénéficie également le particulier qui la propose (et non pas seulement les personnes avec lesquelles sont répartis" échappera aux griffes du fisc. Vous n'avez pas compris ? En clair, louer votre voiture est imposé. MAIS si vous utilisez votre voiture pour transporter des personnes lors de vos trajets (ce qui revient à faire du covoiturage) alors vous ne serez pas imposé. Les revenus réalisés ne devront pas dépasser le montant du partage des frais. Sortez vos calculettes ! Inutile de gonfler les factures pour doper vos revenus. Les calculs doivent être précis.

Par exemple, les revenus du co-voiturage (BlaBlaCar...) ne seront pas imposables Si vous répartissez les frais réellement engagés. Si vous transportez deux passagers, l'ensemble des frais (carburant, péage, prise en compte du barème forfaitaire kilométrique...) devra être évalué à l'avance et réparti à raison d'un tiers (1/3 + 1/3 + votre tiers) à chacun des passagers.

Passons maintenant à l'exercice :

Quel sera le coût d'un voyage par passager, si 1 – Le trajet s'effectue de Paris à Rennes. 2 – Vous transportez deux passagers. 3 - Votre voiture a une puissance fiscale de 6 CV.

Réponse de Bercy : le coût du voyage affiché devrait être de 68 euros. Vous noterez que les passagers ne prendront pas en charge vos frais. S'ils le faisaient, le bénéfice réalisé par vous-même serait imposable à l'IR dès le premier euro.

Les activités de co-cooking répondront aux mêmes impératifs. Vous ne pourrez répercuter sur vos hôtes que les frais directement supportés pour l'élaboration du repas et ceci au prorata du nombre de participants. Qui plus est, les repas doivent être pris au domicile du cuisinier.

Les tarifs affichés sur les sites devront respecter scrupuleusement ces règles. Et, attention, des contrôles peuvent être effectués a posteriori de la réalisation du service. Il faudra donc conserver toutes les factures et autres éléments permettant de justifier l'exonération.

Quel bonheur...

2 – Les autres activités n'échappent pas à l'impôt.

Pour autant des abattements et seuils d'exonération rendent parfois la sanction plus indolore.

D'abord, vous allez devoir déclarer tous vos revenus (Airbnb, par exemple) à l'administration fiscale. Inutile de filouter et/ou dire que vous ne saviez pas, les plateformes collaboratives vont avoir l'obligation d'informer les utilisateurs de leurs obligations fiscales mais aussi sociales (Article 242 bis du CGI).

Ensuite, vous devrez évaluer le montant de l'imposition à partir des règles suivantes.

  • Vous louez votre résidence principale ? Vous serez exonéré en dessous de 760 euros de revenus annuel (petit-déjeuner compris). S'ils ne dépassent pas 32 900 euros par an, leur montant imposable est déterminé forfaitairement par l'administration fiscale qui applique un abattement de 50%. Au-delà de cette limite, les loyers perçus sont imposables dès le premier euro dans la catégorie des BIC et supportent en plus 15,5% de prélèvements sociaux.
  • Sachez aussi que si certains critères sont respectés (taille minimum de la chambre, loyer plafonné, etc.), vous pouvez être totalement exonéré d'impôts lors de la location d'une chambre dans votre résidence principale. [Une autre façon d'investir grâce à l'immobilier ? Oui, ça existe ! Tous les détails en cliquant ici]
  • Vous louez votre voiture ? Le seuil d'imposition est de 305 euros/an et vous bénéficiez d'un abattement de 50%.
  • Vous louer un espace de stockage ? Vous serez imposé dès le premier euro mais bénéficierez d'un abattement de 30% sur les revenus encaissés.
  • Vous louez vos services ? Vous ne bénéficiez que d'un abattement de 10%. Logique, c'est un emploi comme un autre.
  • Vous effectuez des plus-values suite à la revente d'objet sur Internet ? Si cette activité est régulière, elle pourra être considérée comme une activité commerciale et sera donc imposable comme telle. S'il s'agit de bijoux, objets d'art ou de collection, et que la plus-value excède 5 000 euros, vous n'échapperez pas à l'impôt sur biens meubles.

A noter : pour le moment le flou demeure sur la location de petits objets du quotidien (matériel informatique, de jardinage, bricolage, puériculture, etc.). Le texte précise que la location d'un élément "de son patrimoine personnel" est certes imposable, mais ne cite explicitement que le logement ou le véhicule.

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Partir hors-saison : un luxe dont il faut profiter http://libredagir.fr/partir-hors-saison-luxe-dont-faut-profiter/ http://libredagir.fr/partir-hors-saison-luxe-dont-faut-profiter/#respond Mon, 19 Sep 2016 09:57:03 +0000 http://libredagir.fr/?p=1992 pexels-photo-59519

Voile aux Cyclades en septembre, surf au Portugal en octobre, balades dans les rues désertées de Venise en novembre, baignade aux Caraïbes en décembre : pourquoi pas ?

Puce  Le coût
Vous êtes assuré de faire des économies : je ne vous apprends rien. Hors-saison et hors vacances scolaires, les prix baissent : les locations, les billets d'avion même si la fréquence diminue, les chambres d'hôtels, les emplettes au marché local, les objets souvenirs... Les plus belles chambres peuvent être proposées, vous êtes surclassé plus fréquemment qu'en haute saison...

Tout l'intérêt sera d'allouer cette somme à une expérience inédite et/ou à plus de plaisirs sur place : activité nautique, excursion avec un guide, thermes, gastronomie, croisière...

Puce  La flexibilité, la liberté
Plus besoin de tout planifier avant le départ, les hôtels ne sont pas surbookés, les vols ne sont pas complets, le choix est plus important. Si vous vous adressez à une agence de voyage, les employés sont plus disponibles et détendus. Plus de stress au moment des réservations.

[Santé, argent, loisirs, découvrez tous les conseils et recommandations pour prendre votre vie en main avec les spécialistes de J'Agis ! Devenez l'acteur de votre quotidien en cliquant ici...]

Cela laisse plus de place, une fois à destination, à l'imprévu. Se loger et se mouvoir devient plus facile quand le flux touristique est passé : rien ne vous empêche, une fois sur place, de modifier votre itinéraire sans pour autant y laisser des plumes.

Vous pouvez dire adieu aux embouteillages, aux vols et aux trains bondés. Les transports sur place aussi seront plus agréables à emprunter.

Puce  Le contact avec les locaux et la magie des rencontres
C'est le moment de découvrir une destination de manière plus authentique. Lorsqu'un site est envahi par les touristes, l'ambiance générale peut être modifiée : là où la pression touristique est forte, les rapports avec les locaux sont souvent plus tendus, plus artificiels. Les commerçants vous voient davantage comme une carte bancaire sur pattes. Ils ont moins de temps à vous accorder, ils sont moins ouverts à la discussion, sans compter que vous devez batailler pour atteindre la caisse...

Hors-saison, vous serez moins envahi par les attrape-touristes et les rabatteurs de toutes sortes. Les commerçants du coin, loin de ceux qui s'installent juste pour la haute saison, seront plus à même de vous indiquer les bonnes adresses. Vous aurez le choix pour la table de restaurant. Vous ne serez pas ennuyé par le bruit du voisin. Vous chinerez tranquillement des souvenirs sur lesquels vous pourrez questionner l'artisan ou le commerçant en toute tranquillité.

Passée l'ambiance électrique de la haute saison, les locaux sont plus faciles à aborder, se sentant moins "envahis" par une horde de touristes pas toujours respectueux des lieux. Loin de moi l'idée de faire des généralités, mais je connais les plages jonchées de détritus de toutes sortes pas seulement rapportés par la houle... en fin d'été. Ne mettons pas tout sur le dos du touriste, le mot finirait par sonner comme un gros mot, mais le simple fait que la population augmente en masse dans les lieux prisés explique parfois l'état de ceux-ci. Le manque d'équipes de nettoyage l'explique aussi, la plupart étant dirigées vers le site principal le plus couru au détriment de tous les autres lieux.

Paradoxalement, moins il y a de monde, plus vous vous rencontrez ; vous rencontrez les habitants et les autres touristes jusqu'à parfois faire une escapade, un bout de voyage ensemble.

Le hors-saison est plus propice à l'immersion dans la culture de l'endroit que vous avez choisi.

Vous découvrez les charmes locaux sans pour autant faire un marathon dans les sites soi-disant incontournables.

Puce  Avis aux amateurs de photographie
Plus de queue devant le monument que vous souhaitez photographier, quel bonheur ! Vous pouvez prendre la photo d'un site grandiose sans une armée de touristes dessus. Le champ est libre. Vous observerez, vous choisirez le point de vue, vous penserez au cadrage, à la lumière, bref, vous prendrez le temps.

Vous prendrez le temps de regarder les détails. Votre attention sera attirée par une chose qui, perdue dans la foule, aurait pu paraître insignifiante... Vous savourerez chaque instant dans le calme du hors-saison.

Après tout, n'est-ce pas ça, les vacances, prendre le temps ? Nager sans se soucier de percuter quelqu'un, éviter les désagréments sonores de la foule, profiter du spa sans promiscuité et sans attente pour un massage, faire du ski en été et de la voile en automne.

Vous passerez d'une vie cadencée par des rythmes effrénés au "slow travel" (le voyage lent) qui s'inscrit contre le diktat de la société qui est d'aller toujours plus vite ! Vous aurez le droit à une vraie bouffée d'oxygène. Vous vous épargnerez l'overdose de clichés que l'on peut parfois expérimenter dans les circuits de voyage classique, où le programme ne laisse aucune place aux surprises.

Alors, si la rentrée de septembre ne vous concerne pas, partez, envolez-vous vers de nouvelles aventures. Il y en a pour tous les goûts.

Puce  Quelques destinations propices à l'évasion
Voici un tableau des périodes basse saison (indiquées en vert) :

Hors-saison

Puce N'oubliez pas la météo !

  • L'Europe méditerranéenne bénéficie de températures douces et de lumière au printemps et à l'automne : les îles grecques (Cyclades, Sporades) sont propices aux baignades, aux randonnées et aux sports nautiques.
  • L'Afrique du Nord bénéficie d'un climat tempéré de septembre à avril, à moins que vous ne supportiez les fortes chaleurs de l'été.
  • L'Amérique du Nord : profitez de l'été indien. Visitez le Canada. Accompagné d'un guide naturaliste, partez sur les traces des animaux sauvages dans les parcs nationaux américains comme Yellowstone au début de l'hiver.
  • L'Amérique centrale : le Mexique, le Costa Rica, le Guatemala, le Honduras et le Belize sont à découvrir de décembre à février. Les Caraïbes méridionales, en dehors de l'allée des ouragans, proposent des sites de plongée époustouflants (Aruba, Bonaire, Curaço).
  • L'Asie : si vous ne craignez pas la mousson, vous découvrirez la luxuriance de la végétation, la faune en Asie du Sud-Est. Il ne pleut pas toute la journée.
Quelques liens utiles pour préparer votre voyage

Vous pouvez vous abonner à la newsletter des compagnies aériennes qui, ponctuellement, proposent des billets à prix cassés.

Je vous souhaite de belles découvertes !

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L’usufruit locatif social : un placement immobilier sécurisé http://libredagir.fr/usufruit-locatif-social-placement-immobilier-securise/ http://libredagir.fr/usufruit-locatif-social-placement-immobilier-securise/#respond Fri, 16 Sep 2016 09:38:03 +0000 http://libredagir.fr/?p=1989 pexels-photo-53782

Avez-vous déjà entendu parler de l'usufruit locatif social (ULS) ? Cette solution, assez méconnue du grand public, offre pourtant beaucoup d'avantages. Pour ma part, j'ai découvert ce dispositif récemment et j'ai cherché à en savoir plus. Si vous souhaitez placer intelligemment votre épargne (ce dont je ne doute pas), lisez ce qui suit !

Puce Dissociation temporaire entre nue-propriété et usufruit
L'usufruit locatif social
repose sur la dissociation temporaire du droit de propriété, pour une durée de 15 à 20 ans en moyenne. Je m'explique : l'usufruit du bien est détenu par un bailleur social ou institutionnel qui assure la gestion locative du bien selon les critères du prêt locatif social (plafonds de revenus et de loyers), en finance l'entretien et les petits et gros travaux. La nue-propriété, quant à elle, appartient à l'investisseur.

"L'épargnant va acheter un appartement patrimonial dans une ville comme Paris, Lyon, ou Nice en ne payant qu'environ 60% de la valeur du bien, précise Géraldine Tyl Chaigne, directrice commerciale de PERL. En échange de cette décote -- correspondant à la totalité des loyers libres, défiscalisés et nets de charges qui auraient été encaissés pendant une durée de 15 à 20 ans -- il ne pourra ni l'habiter ni le louer durant cette période. Au terme défini, il en deviendra pleinement propriétaire."

Payer un bien 60% de sa valeur ? Voilà qui est très intéressant, vous ne trouvez pas ? Forcément, j'ai eu envie d'en savoir plus. J'ai donc posé quelques questions à Géraldine Tyl Chaigne.

Puce  L'usufruit locatif social : tout ce qu'il vous faut savoir
- Que se passe-t-il pour l'épargnant, une fois la période écoulée ?

"Au terme de l'opération, l'investisseur devient automatiquement et sans frais plein propriétaire. Il peut alors vendre son logement pour avoir un capital Retraite, le louer pour recevoir un revenu complémentaire ou encore le récupérer pour l'habiter."

- Pendant ces 15/20 ans, qui se charge de l'entretien et des travaux ?
"Le propriétaire ne s'occupe de rien. Aucune charge, aucune taxe, aucuns travaux ne pèse sur lui. Ce sont les bailleurs sociaux qui s'en chargent. Il convient d'être vigilant à l'acquisition sur les engagements de l'usufruitier sur l'entretien du bien."

- Quel est le rendement d'une telle opération ?
"La reconstitution progressive de la pleine-propriété produit un rendement mécanique de 3,4% hors inflation, pour une valeur de la nue-propriété correspondant à 60% de la valeur du bien en pleine propriété et à une durée de démembrement de 15 ans."

- Où se trouvent les programmes d'ULS ?
"Ils sont proposés dans les villes en tension foncière, c'est-à-dire où la demande locative est supérieure à l'offre locative : Paris intramuros, Suresnes, Puteaux, Le Vésinet, Lyon et le bassin genevois, Nice, Cannes, Bordeaux ou encore Nantes. Il s'agit donc d'un marché sélectif et étroit."

- Et que devient le locataire à l'issue du dispositif ?
"Lorsque la période d'usufruit prend fin, le bailleur a l'obligation de proposer aux locataires qui remplissent toujours les conditions de ressources une solution de relogement comparable, au sein de son parc immobilier. Les premières sorties d'usufruit interviendront en mars 2017 et sont donc déjà en cours de préparation. C'est d'ailleurs l'une des missions de PERL : accompagner la fin d'usufruit aux côtés du nu-propriétaire, en fonction de son souhait, vendre, louer ou occuper les lieux."

- A ce propos, quel est le rôle de PERL dans le cadre d'un tel investissement ?
"PERL achète les appartements en pleine propriété -- nous lançons un nouveau programme par semaine. Nous sommes donc les premiers à porter le risque sur le bien, nous trouvons ensuite le bailleur social avec qui nous élaborons la convention qui va définir les conditions d'entretien du bien pendant l'usufruit, puis nous proposons la nue-propriété aux investisseurs intéressés. Nous suivons et accompagnons ces derniers durant toute la durée du dispositif."

- Est-il possible pour l'investisseur de se retirer de l'opération avant l'échéance officielle ?
"Tout à fait. L'investisseur est libre de revendre à tout moment le bien acquis en nue-propriété avant même la fin de la période de démembrement temporaire, tout en conservant les avantages patrimoniaux et fiscaux acquis. Les avantages seront juste proportionnels à la période écoulée et il sera par exemple propriétaire non pas de 100% du bien mais de 80%."

- Quels sont les profils des investisseurs ?
"Une étude a été menée récemment par un institut extérieur, pour connaître les objectifs d'investissement des propriétaires. Elle a révélé trois profils différents :

  • l'épargnant de moins de 50 ans, dont la motivation est l'accès à l'immobilier patrimonial à moindre coût et qui, dans un contexte de taux bas, voit ce dispositif comme un produit retraite sécurisé et très performant ;
  • le deuxième segment rassemble les particuliers ayant des revenus fonciers positifs et qui, après conseil de leur banque ou d'un professionnel du patrimoine, achètent une nue-propriété par emprunt, sachant que les intérêts sont déductibles des revenus fonciers existants. Il y a également les contribuables soumis à l'ISF, qui acquièrent une nue-propriété en fonds propres et qui ne rentrera pas dans la base taxable ISF ;
  • enfin, les plus de 65 ans, qui songent à l'allongement de l'espérance de vie et se montrent intéressés par l'idée de toucher un revenu complémentaire à 80 ans. D'autres encore voient dans ce dispositif une solution optimale pour transmettre une partie de leur patrimoine à leurs enfants ou petits-enfants, de manière sécurisée et performante."

- Qui sont les bailleurs sociaux ?
"Il peut, par exemple, s'agir d'Efidis, filiale de La Société Nationale Immobilière (SNI) et filiale à 100% de la Caisse des dépôts ; Erilia, filiale de premier rang du groupe Caisse d'Epargne ; ou encore du Nouveau Logis Provençal, Entreprise Sociale pour l'Habitat du groupe SNI."

Si vous avez une épargne que vous souhaitez placer, étudiez sérieusement l'option ULS. Contactez votre conseiller bancaire ou votre conseiller en gestion de patrimoine pour en parler avec lui !

["Vous, Rentier grâce à l'immobilier, est-ce possible ?" 3 fois OUI ! Recevez votre exemplaire du Rapport ultraconfidentiel de ce gestionnaire de patrimoine... et empochez votre première rente avant la fin 2016 ! Tous les détails ici...]

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Dans le doute… investissons en actions ! http://libredagir.fr/investissons-actions/ http://libredagir.fr/investissons-actions/#respond Thu, 15 Sep 2016 09:35:05 +0000 http://libredagir.fr/?p=1985 pexels-photo

Nous n'aimons pas investir dans les actions.

Lorsque vous "investissez" dans un ranch en Argentine, vous ne gagnez pas d'argent... mais au moins, vous vous amusez bien.

Vous rencontrez des gens nouveaux et intéressants. Vous êtes confronté à de nouveaux défis. Vous apprenez des choses que vous ne connaissiez pas.

Les actions ne vous procurent pas de telles joies. Jamais une action ne vous lance le moindre "bonjour", quelle que soit la somme investie dedans.

En outre, nous pensons que c'est le pire moment, depuis ces huit dernières années, pour investir dans le marché actions. Pour mémoire, nous pensons toujours que les actions américaines réaliseront de mauvaises performances en 2016... et au-delà.

Mais le fil directeur, c'est le doute...

Nous doutons que cette période soit propice à l'achat d'actions. Nous doutons que le système monétaire piloté par l'Etat survivra. Nous doutons que notre gouvernement de type Deep State serve correctement nos intérêts. Mais, nous doutons également que la Providence nous confie ses plans concernant le marché actions.

Mais, certains investisseurs ont gagné beaucoup d'argent ces dernières années, par beau temps comme par mauvais temps -- il suffit de voir les plus-values qu'Eric Lewin, spécialiste des valeurs françaises, a aidé ses lecteurs à engranger (cliquez ici pour en savoir plus).

Nos investissements, essentiellement axés sur l'or, les liquidités et l'immobilier, se sont moins bien comportés.

La prochaine décennie pourrait aller dans un sens ou dans l'autre.

Nous allons nous en tenir à nos fortes positions sur l'or, les liquidités et l'immobilier. Mais... nous nous inclinons face au doute et... allons couvrir nos arrières avec les actions.

La question qui demeure est : comment les choisir ?

Puce  Une "bonne" entreprise ?
Il y a ce que l'on fait pour gagner de l'argent. Il y a ce que l'on fait pour se distraire. Il y a ce que l'on fait parce que l'on n'en sait rien.

Et, il y a ce que l'on fait pour rien, juste comme ça...

Comme tout le monde, nous avons lu beaucoup de livres consacrés à l'investissement. Nous avons suivi les débats entre les partisans de l'Hypothèse d'efficience des marchés (qui affirment que vous ne pouvez réaliser d'énormes gains, en tant qu'investisseur, sans prendre d'énormes risques) et leurs détracteurs.

Nous avons étudié les éléments de preuve et examiné les résultats. Mais, tout cet "apprentissage par les livres" a été éclipsé par ce que nous avons appris en dirigeant notre propre entreprise.

Au sein du marché actions, vous gagnez de l'argent en dénichant de bonnes entreprises... et en vous y tenant. Le problème, c'est qu'il est difficile de savoir ce qu'est une bonne entreprise.

Coca-Cola, par exemple, est une bonne entreprise. Elle détient un produit à faible coût de revient, que les gens apprécient, et dont un grand nombre d'entre eux sont pratiquement dépendants.

Mais, il existe une multitude d'autres boissons gazeuses ; de nouvelles versions apparaissent chaque jour. Alors la raison pour laquelle le Coca est plébiscité n'est pas si évidente.

Voilà pourquoi les gens ne parviennent pas à cerner le degré de qualité d'une entreprise, même de l'intérieur.

En 1887, par exemple, Asa Candler a acheté la formule du Coca-Cola à son inventeur, John Pemberton, et à d'autres actionnaires, pour la somme de 550 dollars.

En 1961, les frères McDonald, Richard et Maurice, ont vendu leur chaîne de fast-food à Ray Kroc moyennant 2,7 millions de dollars.

Et en 1976, le troisième associé fondateur d'Apple, Ronald Wayne, a cédé sa participation de 10% dans l'entreprise (qui vaut plus de 62 milliards de dollars à l'heure actuelle) pour la modique somme de 800 dollars.

Si les fondateurs et propriétaires ne savent pas ce que vaut leur entreprise, alors comment un investisseur venu de l'extérieur pourrait-il le savoir ?

Puce  Le grand pari de Buffett
La plupart du temps, la réponse est la suivante : ils ne le peuvent pas.

Il y a huit ans, Warren Buffett a parié un million de dollars qu'un groupe de hedge funds choisi par Protege Partners, une société de gestion d'actifs basée à New York, réaliserait au cours des 10 années à venir des performances inférieures à celles du S&P 500.

Ce pari est encore en jeu pendant deux ans. Mais jusqu'à présent, Buffett le remporte largement. Le S&P 500 a enregistré une hausse d'environ 65%... par rapport aux 22% de gains, en moyenne, des cinq hedge funds que Protege Partners a sélectionnés.

Si les cracks à la tête de hedge funds ne parviennent pas à battre les indices boursiers, alors qui le peut ?

La seule certitude que nous ayons, c'est que certains y parviennent -- ou du moins y sont parvenus à ce jour. Et même si "les performances passées ne garantissent pas les performances futures"... c'est tout ce que nous avons à notre disposition.

Puce  Faire pencher la balance
Pour faire pencher la balance en sa faveur, ces investisseurs font une chose, entre autres : ils s'intéressent aux gens qui dirigent l'entreprise.

[NDLR : C'est notamment ce que fait Eric Lewin, spécialiste du PEA... et dont le réseau de contacts lui assure une connaissance approfondie des valeurs et des dirigeants français. Résultat : plus de 15% de performance moyenne depuis le début de son service ! Cliquez ici pour tout savoir]

Là encore, d'après notre propre expérience, beaucoup de gens dirigent des entreprises mais s'intéressent plus à leur carrière et à ce qu'ils gagnent qu'à la santé de l'entreprise en elle-même.

En particulier à l'heure actuelle -- et surtout grâce à l'argent fondé sur le crédit, qui pervertit tout le système -- les dirigeants et les investisseurs ont tendance à voir à très court terme.

Mais il est rare de produire rapidement de la croissance et des profits réels.

On comprend mieux l'entreprise si on la considère comme une machine à acquérir des connaissances, et non à générer de l'argent. Ceux qui réussissent sont ceux qui apprennent plus rapidement – à moindre coût... par les tentatives et l'échec... sur une longue période.

Si vous tentez d'accélérer les profits à court terme, la plupart du temps, vous interrompez cette assimilation à long terme.

Voilà pourquoi les entreprises achetées et revendues par des investisseurs professionnels, des fonds, ou des sociétés de capital-investissement, aboutissent presque toujours à un désastre.

Ces prédateurs pillent les actifs réels, font crouler l'entreprise sous les dettes puis tentent de revendre une coquille vide à des investisseurs qui ne se doutent de rien.

Voilà pourquoi nous privilégions les entreprises dans lesquelles le dirigeant s'investit de tout son coeur, car il fait tout ce qu'il faut pour que son entreprise réussisse.

Là encore, cela ne garantit rien. Mais cela représente une petite protection...

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iPhone 7 : Quelles sont les nouveautés ? Faut-il craquer ? http://libredagir.fr/iphone-7-quelles-nouveautes/ http://libredagir.fr/iphone-7-quelles-nouveautes/#respond Wed, 14 Sep 2016 09:39:31 +0000 http://libredagir.fr/?p=1982 pexels-photo-29781

"Ce sont les meilleurs iPhone que nous ayons jamais créés". C'est avec cette phrase que Philip Schiller, le vice-président du marketing d'Apple, a annoncé la sortie des iPhone 7 et 7 Plus, le 7 septembre 2016 lors de sa présentation à San Francisco (Etats-Unis).

Depuis les premiers iPhone, je souris à chaque fois à cette phrase qui vient enterrer le précèdent modèle. Il faut dire que dès que la firme américaine annonce un nouvel opus de son smartphone vedette, il passe en "une" des médias. La présentation du mobile est une véritable messe et les fans de la marque se comportent en dévots. Ils sont même capables de passer la nuit devant les portes closes des boutiques Apple le jour de sa commercialisation. Ainsi, depuis sa création, l'iPhone est une sorte de messie et Apple se rapproche d'une religion.

Mais alors que valent ces deux iPhone et qu'apportent-ils par rapport aux précédents modèles assurément dépassés si l'on en croit monsieur Schiller ?

Puce Doué en photos !
Rappelons d'abord que l'iPhone se décline en deux versions. Un modèle doté d'un écran d'une diagonale de 4,7 pouces, et un autre, arborant la mention Plus. Celui-ci est pourvu d'une imposante surface tactile de 5,5 pouces. A l'intérieur, les deux appareils se valent, ou presque.

Pour cette nouvelle édition du smartphone vedette de la marque, Apple met en avant des aptitudes photographiques dignes d'un appareil de type Reflex. Le capteur dispose d'une résolution de 12 mégapixels. Pour éviter les tremblements causant des floutés, un système mécanique de compensation des mouvements est intégré. Comme pour les autres itérations, l'iPhone 7 a la capacité de capter de façon optimisée la lumière, même dans de mauvaises conditions d'éclairage. Pour le coup, il offre de bons clichés sans flash, même dans l'obscurité. Sur cette nouvelle version, Apple fait encore mieux en ouvrant à f/1.6. L'optique est dotée de 6 lentilles pour améliorer la qualité de la prise de vue.

Entre les deux déclinaisons de l'iPhone, la différence vient justement de ce module photo.

Avec l'iPhone 7 Plus, il y a deux capteurs pour encore plus de netteté. Le module est également doté d'un zoom optique, c'est-à-dire mécanique, capable de grossir deux fois.

L'appareil peut aussi zoomer jusqu'à 10 fois, mais de façon numérique. Cela signifie que le téléphone va traiter numériquement les images pour ajouter des points qui n'existent pas.

Puce Etanche ou presque...
Autre nouveauté, l'iPhone est conforme à la norme IP-67. Les chiffres de cette norme donnent une idée de la solidité de l'appareil. Le 6 indique qu'il est résistant à la poussière et le 7 qu'il est étanche à l'eau jusqu'à 30 mn immergé sous 1 mètre. Le téléphone serait donc invulnérable aux chutes dans les cuvettes de toilette ! Méfiance tout de même, car le constructeur ne semble pas si sûr de lui sur ce point. La garantie ne prend pas, en effet, vraiment en charge les dysfonctionnements du mobile lorsqu'il a pris l'eau. Il précise que l'usure normale du mobile va dégrader cette capacité. Un peu léger, lorsque les autres constructeurs de mobiles à la norme IP-67 vont jusqu'au bout de leur promesse.

Côté son, la stéréo arrive enfin chez les iPhone. Eh oui, alors que ses concurrents proposaient deux haut-parleurs stéréo depuis plusieurs années, les iPhone diffusaient toujours du son mono via leur unique haut-parleur. Aujourd'hui, il y en a deux. Mais voilà, pour la peine, la traditionnelle prise mini-jack a été éliminée. Il faudra donc compter sur les casques EarPods d'Apple qui se brancheront désormais via la prise Lightning de l'appareil, ou encore un modèle doté du bluetooth. Ceci dit, généreusement, Apple laisse un adaptateur de prise mini-jack pour permettre à ses clients d'utiliser leurs anciens écouteurs.

Enfin, l'iPhone 7 et 7 Plus débarquent avec la dernière mise à jour d'iOS, le système d'exploitation mobile d'Apple. Cette dixième mouture de l'OS concentre ses améliorations sur l'assistant vocal Siri, redessine les applications maison d'Apple et optimise le système 3D Touch. Ce dernier permet d'obtenir des actions différentes selon le niveau de pression du doigt sur l'écran. Comme dernière nouveauté, le bouton d'accueil ne s'enfonce plus, il s'agit désormais d'une zone tactile.

Puce Alors faut-il craquer pour l'iPhone 7 ?
Le mobile en version 4,7 pouces se déclinant en noir, or, argenté ou or rose, est disponible à partir de 769 euros avec une capacité un peu juste de 32 Go. Il faut ajouter 110 euros pour accéder à 128 Go de capacité et 989 euros pour 256 Go. Une bagatelle....

Avec son écran de 5,5 pouces, l'iPhone 7 Plus dispose d'un coloris supplémentaire avec le noir de jais, à condition d'opter pour un modèle doté d'au moins 128 Go (1 019 euros). Le modèle de base et ses 32 Go coûte, quant à lui, 909 euros. Enfin, pour 256 Go, il faudra débourser jusqu'à 1 129 euros.

Voilà ce que coûtent ces téléphones vedettes sans abonnement. Mais évidemment, les opérateurs commencent déjà à les proposer dans leurs catalogues à des tarifs alléchants.

C'est le cas, par exemple, d'Orange qui "offre" l'iPhone 7, moyennant 179,90 euros pour la version 32 Go l'iPhone 7 et sa version Plus pour 299,90 euros. Mais attention, en contrepartie, il faudra opter pour un très onéreux forfait coûtant entre 64 et 87 euros par mois et ce sur deux ans. Autant dire qu'au fil des mois, ce téléphone va finalement coûter bien plus cher que de l'acheter directement sans abonnement chez Apple...

Mon conseil : attendre quelques mois que le smartphone soit vendu d'occasion en reconditionnement, à un prix plus attractif et sans forcément passer par l'opérateur. De nombreux sites de référence existent en la matière, c'est notamment le cas d'Ecofone.

Outre un tarif plus doux, les téléphones sont garantis plusieurs mois et surtout vous pouvez conserver un forfait à petit prix chez votre opérateur proposant des services équivalents aux plus coûteux qui sont associés à ce fameux iPhone 7.

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