Libre d'agir http://libredagir.fr Liberté Indépendance Action Mon, 30 May 2016 12:20:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.5.2 Un super RSA pour tout le monde, une bonne idée ? http://libredagir.fr/super-rsa-bonne-idee/ http://libredagir.fr/super-rsa-bonne-idee/#respond Mon, 30 May 2016 10:55:28 +0000 http://libredagir.fr/?p=1696 house-money-capitalism-fortune-12619

La campagne électorale est ouverte et, avec elle, la boîte à belles promesses financées par "l'argent des autres". Une idée chemine actuellement dans les médias, celle du revenu universel, dit aussi revenu de base, ou encore allocation universelle. La Suisse débat actuellement sur le fait d'attribuer à chacun un montant de 2 500 francs suisses (soit un peu moins de 2 000 euros) et votera le 5 juin prochain. La Finlande va le tester dans les régions les plus touchées par le chômage. En France, les candidats à la présidence commencent à en parler. Le principe du revenu universel est celui d'une allocation versée à tous, sans conditions. Pour les uns, ce revenu servirait seulement à alimenter la vie quotidienne ou à l'améliorer. Pour les autres, il permettrait d'accumuler un capital au fil des ans grâce à la magie des intérêts composés. Il pourrait constituer une assurance retraite, maladie et chômage complémentaire. Ou, un fond de financement de projet -- pour monter son entreprise, par exemple. Puce Quels sont ses avantages ? Comme d'habitude, entre une belle idée et sa mise en pratique, le diable se cache toujours dans les détails. Voyons d'abord la belle idée. L'économiste autrichien du XXe siècle Friedrich Hayek a écrit à ce sujet dans Law, Legislation and Liberty (tome 3) : "L'assurance d'un certain revenu minimum pour tous, une espèce de plancher en-dessous duquel personne ne devrait tomber même lorsqu'il n'arrive pas à s'auto-suffire, apparaît non seulement comme une protection tout à fait légitime contre un risque commun à tous, mais un élément nécessaire de la Grande Société dans laquelle l'individu n'a plus de demande spécifique pour les membres d'une communauté particulière dans laquelle il est né." Pour Hayek, dans la "Grande Société", chacun est libre de poursuivre ses propres buts, pourvu que les moyens employés soient pacifiques. La "Grande Société" est soudée par un accord sur des règles :
  • la liberté et la propriété, droits naturels et inviolables, sont propres à l'être humain ;
  • une société peut vivre paisiblement, même si ses membres n'ont pas les mêmes aspirations et que chacun suit son propre chemin ;
  • les règles (lois) ne régissent que les moyens et s'assurent qu'ils respectent les droits naturels de chacun ;
  • notre liberté de parvenir à nos objectifs ne doit pas empiéter sur celle d'autrui ;
  • notre désir de propriété ne doit pas léser la propriété des autres.
Hayek combattit le national-socialisme et le communisme : une société de moyens (et non pas de fins ou d'aspirations) lui semblait être le rempart contre ces déviances haïssables. Puce Les trois atouts du revenu universel Un revenu de base favoriserait la paix sociale. Pas de réclamations, l'individu n'a plus de demande spécifique, le revenu universel y pourvoit, à chacun de décider à quelles fins l'allouer. Un revenu de base serait supérieur à l'Etat providence. Tous les programmes censés lutter contre la pauvreté sont compliqués, inefficaces et coûteux ; ils requièrent une bureaucratie tant pour contrôler les conditions d'attribution que leur emploi. Un revenu de base permet de supprimer la démagogie électoraliste et le saupoudrage des aides ciblées de préférence à ceux-qui-sont-susceptibles-de-voter-pour-moi. Une belle idée... Pensez à la France, aux effectifs du ministère des Affaires sociales et de la Santé et aux 10 minima sociaux, allocations logement, etc. Un vrai choc de simplification qui nous soulagerait ! Puce Mais, parlons maintenant des détails et invoquons le diable N'est-il pas très optimiste de penser que toutes les allocations existantes disparaîtraient au profit du revenu universel, comme par enchantement ? On connaît la résistance aux réformes de la France. Qu'est-ce qu'un revenu décent ? Un Provençal à l'abri de la rigueur climatique a-t-il les mêmes besoins qu'un Jurassien de la "Petite Sibérie", un jeune les mêmes qu'une personne âgée ? Qu'est-ce que l'universalité ? La Finlande applique le revenu de base dans les régions les plus touchées par le chômage, il n'est donc plus universel. Idem en Inde, où il n'a été appliqué que dans le district d'Indore, sans résultats probants. Celui de l'Alaska, qui est indexé sur la rente pétrolière, est-il pérenne ? La région Aquitaine prévoit de financer l'étude d'un RSA inconditionnel de 514 euros pour un adulte seul ; "seul" est déjà un critère à contrôler. Qui paye ? Pour que quelqu'un reçoive, il faut toujours que d'autres aient produit. Paieront ceux qui, par aspiration, poursuivent des objectifs financièrement ambitieux, me direz-vous. Mais s'ils ne sont pas assez nombreux, ou même minoritaires ? Nous sommes en démocratie, donc la majorité ne réclamera-t-elle pas toujours plus à la minorité qui financera ? Enfin, recevoir sans contrepartie est-il moral ? Pierre Bessard écrivait dans L'Agefi suisse, le 30 mars 2016 : "Le revenu de base inconditionnel (...), en mettant en avant les besoins matériels de chacun, plutôt que la création de richesse à travers l'échange, aboutit à la paupérisation de la société." Si ce thème revient sur le tapis en France en ce moment, n'est-ce pas parce que les politiciens veulent encore donner à rêver à une population désenchantée de son Etat providence ? Comme le disait l'économiste français du XIXe siècle, Frédéric Bastiat : "L'Etat, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd'hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d'autrui. Ce sentiment, on n'ose l'afficher, on se le dissimule à soi-même ; et alors que fait-on ? On imagine un intermédiaire, on s'adresse à l'Etat." Les siècles passent, mais la nature humaine change peu. Les politiciens l'ont compris et se nourrissent de ces attentes étatistes. Mais, si la pauvreté a reculé dans les pays dits émergents, ce n'est pas grâce au revenu universel. C'est grâce à l'industrialisation et à la multiplication des échanges. Mieux vaut investir sur vous-même que compter sur un revenu universel pour vivre heureux ! [Marche à suivre et conseils de pros vous attendent en cliquant ici...]]]>
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Dons d’organes : parlez-en à vos proches http://libredagir.fr/dons-organes-parlez-en-a-vos-proches/ http://libredagir.fr/dons-organes-parlez-en-a-vos-proches/#respond Fri, 27 May 2016 08:23:38 +0000 http://libredagir.fr/?p=1690 grosse salope

Je viens de terminer le roman de Maylis de Kerangal, Réparer les Vivants. Quatrième de couverture : " Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d'autres provinces, ils filaient vers d'autres corps. " Réparer les vivants est le roman d'une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d'accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le cœur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l'amour. " Un roman qui m'a donc plongée dans le sujet - forcément difficile - du don d'organes. Et qui m'a amenée à réaliser combien il était important de décider, de son vivant, de ce qui se passera après sa mort. J'imagine que certains d'entre vous vont se crisper un peu et être plus que tentés de cliquer pour aller voir ailleurs. Je vous invite pourtant vivement à poursuivre votre lecture. A réfléchir à ce que vous souhaitez faire. Et à agir en conséquence. Quelle que soit votre décision, il est essentiel que vos proches soient mis au courant. Si jamais votre vie venait à s'arrêter brutalement, votre famille (on parle aujourd'hui plus largement de " proches ") sera suffisamment plongée dans la peine pour ne pas avoir, en plus, la lourde et pénible responsabilité de devoir décider, sans votre aide, de l'avenir de vos organes. Puce Faire don de son corps à la science/donner ses organes Savez-vous que faire don de son corps à la science et donner ses organes sont deux actes complètement différents ? Pourtant souvent confondus, d'après Marie-Claire Paulet, présidente Nationale de France ADOT, Fédération des Associations pour le Don d'Organes et de Tissus humains. Dans un cas, il s'agit de donner son corps, au moment de son décès, à des fins d'enseignement et de recherche. Pour les cours d'anatomie des étudiants par exemple. Dans l'autre cas, vous décidez de donner vos organes et tissus afin qu'ils soient greffés à des malades après votre décès. Vous contribuez directement à l'amélioration de la qualité de vie de ces derniers, voire sauvez leur vie menacée à court terme. Puce La rareté des greffons D'après l'agence de la biomédecine, qui régule les prélèvements et les greffes, 5746 greffes ont été réalisées en 2015, soit plus de 7 % par rapport à 2014. Le rein est l'organe le plus greffé, suivi par le foie. Si une évolution positive est observée (+7%, ce n'est pas rien !), le nombre de greffes ne suffit pas à résorber l'attente. 21 464 personnes étaient en attente d'une greffe en 2015. En fait, les greffons sont rares car tout le monde ne peut pas être prélevé. " Seul le sujet en état de mort encéphalique – dont le cerveau n'est plus irrigué par le sang - est considéré comme un donneur d'organes potentiel, explique Marie-Claire Paulet. Attention, il ne s'agit pas d'un coma, dont on pourrait revenir des mois après. Pour prouver le caractère irréversible de la destruction du cerveau, deux encéphalogrammes sont réalisés par deux médecins, à 4 heures d'intervalle. " L'agence de la biomédecine indique sur son site que " la majorité des donneurs prélevés sont des personnes qui décèdent à l'hôpital en état de mort encéphalique suite à un arrêt vasculaire cérébral ou un traumatisme crânien. Cela concerne moins de 1 % des décès à l'hôpital ; or cette source d'organes représente actuellement près de 92,5 % des greffes réalisées en France. " Puce Que dit la loi en France ? Un citoyen non inscrit sur le Registre des Refus est un donneur potentiel. Ce registre répertorie " toutes les personnes qui ont souhaité laisser une trace légale de leur opposition à toute forme de prélèvement d'organes ou de tissus après leur décès ". Dans la pratique, s'il s'avère, après consultation, que votre nom n'y figure pas, c'est vers vos proches que les équipes médicales se tourneront. L'objectif sera alors de savoir si vous aviez fait part de votre volonté, si vous étiez opposé au don d'organes… En fonction de ce qu'ils diront et décideront, vous serez prélevé ou non. Puce Prenez votre décision et parlez-en à vos proches En parler à ses proches est le moyen le plus efficace de signifier son choix et que celui-ci soit respecté, recommande Marie-Claire Paulet. Sinon, on met sa famille devant des responsabilités énormes. Que voulait le défunt s'il n'est pas inscrit dans le Registre des Refus ? Il est donc important d'en parler, quelle que soit sa décision ! " Trop de familles refusent, faute de savoir. Actuellement, près d'un prélèvement possible sur trois est refusé " par précaution ". Puce Si vous décidez d'être donneurCommandez votre carte sur le site de France Adot. Pour cela remplissez un petit formulaire et téléchargez votre carte de donneur au format PDF (plus écolo !). " Cette carte n'a aucune valeur légale mais c'est une manière de prendre position, souligne Marie-Claire Paulet. C'est l'occasion, dans la foulée, d'en discuter avec sa famille. " - Si vous décidez d'être donneur, prenez soin de vous, de votre corps et de vos organes. Si vous fumez, faites appel à des professionnels qui vous aideront à arrêter, limitez votre consommation d'alcool, faites de l'exercice physique régulièrement. J'ai comme l'impression que cette décision peut en fait être l'occasion d'adopter un mode de vie plus sain, pas vous ? Une opportunité à saisir. N'oubliez jamais que votre corps est un trésor, qu'il faut honorer et préserver. Pour vous, et si vous décidez d'être donneur, pour les autres ! - Si vous avez des réticences à ce que certains organes ou tissus soient prélevés, il suffit de l'indiquer à vos proches. Ils pourront transmettre cette information aux médecins et seuls les organes que vous souhaitez donner seront prélevés. Puce Pourquoi donner ses organes après sa mort ? Il y a encore quelques jours, je n'avais pas pris le temps d'y réfléchir. Ou vaguement. Savoir que la qualité de vie de personnes malades pourra être considérablement améliorée, voire que leurs jours ne seront plus menacés à court terme, me semble très important. Et j'ai envie de m'engager pour elles. Un greffé du rein échappera à la dialyse - traitement très contraignant, d'une durée de 4 à 5 heures tous les 2 jours - et pourra retrouver une " vie normale ", partir en vacances, reprendre une activité professionnelle… Un greffé du cœur ou du foie échappera à la mort à court ou moyen terme et pourra vivre plus de 20 ans avec son greffon tout en voyageant, en fondant une famille… J'ai commandé ma carte. J'en ai parlé à mes proches. Maintenant, à moi la vie ! [Argent, santé, carrière, découvrez le secret pour vous réapproprier votre droit au bonheur... Le mieux ? Ce secret, nous vous l'offrons en cadeau ! Comment l'obtenir ? C'est tout simple -- cliquez ici...]]]>
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Aux armes, citoyens : attaquons la BCE et les grandes banques pour « soutien abusif » ! http://libredagir.fr/attaquons-bce-grandes-banques-pour-soutien-abusif/ http://libredagir.fr/attaquons-bce-grandes-banques-pour-soutien-abusif/#respond Thu, 26 May 2016 09:58:15 +0000 http://libredagir.fr/?p=1687 building

La politique des taux bas puis négatifs n'a qu'un seul but : éviter la cessation de paiement des pays en faillite dont la France fait partie. Oui, je parle de la France, pas de la Grèce. Les taux bas et négatifs préservent un système financier corrompu : les gouvernements ont délégué à des banques commerciales un monopole de création monétaire et, en remerciement, ces mêmes banques placent auprès des citoyens les dettes des gouvernements insolvables. Il s'agit de "soutien abusif" -- qui, dans le secteur privé, est puni par la loi. Au total, la liquidité créée par les banques centrales avoisine désormais les 20 000 milliards de dollars. Le programme de la BCE, de mars 2015 à septembre 2016, représentera 1 140 milliards d'euros, plus de 10% de la masse monétaire en circulation en Zone euro. La dette publique mondiale -- celle qui est émise par les Etats et au final garantie par les contribuables -- dépasse 58 000 milliards de dollars selon la dernière étude de McKinsey. Les taux bas ou négatifs permettent d'éviter la cessation de paiement des gouvernements surendettés ; il n'en demeure pas moins que ces gouvernements sont en faillite, c'est-à-dire que le principal ne sera jamais remboursé. Les banquiers le savent, les politiciens le savent. Souvenez-vous, François Fillon, déjà en 2007 : "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite". En faillite, mais pas en cessation de paiement. Si les taux d'intérêt étaient à un niveau normal, disons de 5%, servir les intérêts de la dette française (2 100 milliards d'euros) coûterait en gros aux contribuables 100 milliards d'euros, deux fois plus qu'aujourd'hui. Or aujourd'hui, le budget de notre pays est déjà déficitaire de 75 milliards. Qui voudrait alors nous prêter de l'argent ? La France serait bien en cessation de paiement et sa faillite avérée. Puce Mario veille au grain Mais M. Mario Draghi à la Banque centrale européenne veille au grain et rachète la dette de la France pour en faire baisser artificiellement le taux. Quant aux banques commerciales SVT (les Spécialistes en Valeur Trésor), elles continuent à placer la dette fraîchement émise par notre pays (auprès de gens comme vous via l'assurance-vie : pour plus de détails sur cet aspect de la question, cliquez ici). La cessation de paiement est ainsi évitée. Dans les procédures de faillite, un tel soutien abusif est sanctionné par la loi (Code du Commerce) : L'action en responsabilité pour soutien abusif vise à sanctionner les établissements bancaires qui continuent à soutenir ou financer une entreprise tout en sachant que sa situation et sa viabilité est irrémédiablement compromise. Le législateur entend ainsi punir l'illusion de survie que crée le banquier qui continue à accorder des crédits à un mort-vivant, ce qui lui permet de fourvoyer d'autres prêteurs et vise à passer la patate chaude, c'est-à-dire à se défausser de ses mauvaises créances. Or le premier métier d'un banquier est de savoir évaluer la solvabilité de son créancier et d'assumer lorsqu'il s'est trompé. En cas d'erreur, il doit payer sur ses fonds propres ou faire payer ses actionnaires au lieu d'essayer de faire endosser les pertes à d'autres. Le banquier est libre d'accorder ou non son crédit mais il est aussi responsable de ses actes. Continuer à accorder du crédit pour faire croire à la viabilité des dettes passées est, tout simplement, de la tromperie. C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui avec la dette française. La dette française est insoutenable, le principal ne pourra jamais être remboursé car il excède les capacités de financement des contribuables français. La BCE et les SVT, en pratiquant le soutien abusif, privent les épargnants de tout rendement et trompent tout le monde : les investisseurs étrangers comme les détenteurs de contrats d'assurance-vie. Car votre assureur vous jure que votre contrat d'assurance-vie rempli de dette française est un produit à capital garanti. Vous me direz que l'Etat n'est pas une entreprise et que la procédure en "soutien abusif" ne le concerne donc pas... et vous avez juridiquement raison. Mais l'esprit des lois n'est-il pas le plus important et au nom de quoi l'Etat se permet-il ce qu'il défend au secteur privé ? Il est grand temps de remettre l'Etat à sa place, avant qu'il ne nous étouffe.]]>
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La clé pour résoudre vos conflits familiaux http://libredagir.fr/la-cle-pour-resoudre-vos-conflits-familiaux/ http://libredagir.fr/la-cle-pour-resoudre-vos-conflits-familiaux/#respond Wed, 25 May 2016 09:00:54 +0000 http://libredagir.fr/?p=1683 man-couple-people-woman

Un différend financier avec votre frère ? Un désaccord sur le montant d'une pension alimentaire ? La garde d'un enfant en jeu ? En famille, les occasions de se brouiller sont nombreuses et les aspects émotionnels rendent la résolution des conflits souvent encore plus épineuse. Alors avant de braquer plus encore la "partie adverse" en dégainant votre avocat, avez-vous pensé à passer par la médiation familiale ? Puce Evitez une décision préjudiciable Renouer le dialogue et trouver une issue à un conflit entre les membres d'une même famille, tel est le rôle du médiateur familial. J'en vois d'ici froncer les sourcils : peut-on avoir confiance en cette personne ? D'où sort-elle ? L'avantage, avec la médiation familiale, c'est qu'elle permet de manoeuvrer dans un cadre neutre et de confiance. Les médiateurs familiaux ont un diplôme d'Etat et sont répertoriés sur les sites du service public, comme ceux des départements, ou encore de la CAF. Leur rôle, contrairement à la justice, n'est pas de trancher en faveur d'une partie ou d'une autre, mais d'aboutir à un compromis. Voilà donc une première raison de faire appel à eux. En effet, si vous en arrivez au stade de l'action judiciaire, rien ne garantit que le juge statue en votre faveur. Vous avez sans doute beaucoup à gagner en trouvant un accord à l'amiable. Puce Le cadre idéal pour un accord Contacter un médiateur familial ne vous engage à rien. Votre premier appel est anonyme et gratuit. Il vous permettra d'en savoir plus sur ce service et de convaincre votre adversaire de se prêter à la démarche. Si le membre de votre famille accepte, vous débuterez, seul ou ensemble, toujours dans l'anonymat, par un entretien préliminaire confidentiel. Cela n'engage à rien, libre à vous de donner suite ou non au processus. Car à l'issue de cet entretien, le médiateur vous proposera une marche à suivre. En fonction de la gravité du conflit, il évaluera le nombre de séances nécessaires. Ces dernières durent entre 1h30 et 2 heures. Vous avancez à votre rythme, pendant -- en général -- trois à six mois. Et voici un nouvel avantage de la médiation familiale : si vous trouvez un accord, vous pouvez ensuite le faire facilement homologuer par un juge ! De quoi éviter toute brouille future ou retour en arrière. Le tout sans être passé par la case tribunal. La médiation familiale est d'ailleurs si avantageuse qu'elle peut parfois être proposée par un juge, s'il estime qu'un conflit peut être résolu ainsi, plutôt qu'au travers d'une décision judiciaire. Puce Une procédure économique Enfin, venons-en à un aspect plus trivial : les frais. Faire appel à un avocat est coûteux, sans compter que les procédures peuvent s'éterniser. Or la médiation familiale, même si son prix est fonction de vos revenus, est bien plus économique ! Jugez plutôt des tarifs des séances, si vous faites appel à un médiateur conventionné : Revenu (R) < RSA : 2 euros RSA < R < Smic : 5 euros Smic < R < 1 200 euros : 5 euros + 0,3%R, plafonné à 9 euros 1 200 euros < R < 2 200 euros : 5 euros + 0,8%R, plafonné à 23 euros 2 200 euros < R < 3 800 euros : 5 euros + 1,2%R, plafonné à 51 euros 3 800 euros < R < 5 300 euros : 5 euros + 1,5%R, plafonné à 85 euros R > 5 300 euros : 5 euros + 1,8%R, plafonné à 131 euros Sans doute également moins cher qu'une thérapie chez un psy si votre conflit familial s'envenime. Le médiateur familial est donc une occasion de se passer des intermédiaires officiels que sont les juges et surtout de ne pas payer trop de frais en chemin, notamment auprès d'avocats coûteux. Cette procédure vous permet également de gagner du temps : vous vous apercevrez vite si les séances portent ou non leurs fruits. Au bout de 7 séances sans accord, la procédure est de toute façon bien souvent abandonnée. Vous n'avez donc plus aucune raison de laisser votre situation familiale se dégrader ! [Argent, santé, carrière, découvrez le secret pour vous réapproprier votre droit au bonheur... Le mieux ? Ce secret, nous vous l'offrons en cadeau ! Comment l'obtenir ? C'est tout simple -- cliquez ici...]]]>
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Les arnaques du Net : comment les éviter ? http://libredagir.fr/arnaques-net-comment-les-eviter/ http://libredagir.fr/arnaques-net-comment-les-eviter/#respond Tue, 24 May 2016 09:00:57 +0000 http://libredagir.fr/?p=1680 ipad-tablet-technology-touch

Vous exposez votre vie, vos vidéos, vos photos, vos opinions, via des blogs, des forums et autres réseaux sociaux (Facebook, Twitter). Vous utilisez les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo). Vous consultez votre banque en ligne et votre boîte mail. Vous faites des recherches sur Google. Ceci vous concerne ! Virus, phishing, usurpation d'identité, piratage, détournement des données personnelles, harcèlement, vidéos payantes... Difficile de surfer sans crainte. Les arnaqueurs redoublent d'inventivité. Vous vous sentez épié, vous hésitez à cliquer, et pour cause : de nouvelles formes d'atteinte à la vie privée et au portefeuille sont apparues avec Internet ces dernières années. Internet est une source d'information, d'échange, et devient incontournable pour gérer le quotidien. Avant d'abandonner toute connexion, apprenez à repérer ces nuisances et à vous en prémunir. Puce Protégez votre e-réputation Tapez votre nom dans le moteur de recherche le plus utilisé au monde, Google : vous aurez une idée de votre présence sur la toile. Vous pouvez à tout moment être informé de toute nouvelle source vous citant avec la fonction d'alerte mise en place par le site : https://www.google.fr/alerts#. Attention à ce que vous mettez en ligne ! Posez-vous la question : aurai-je à le regretter plus tard ? Utilisez plusieurs pseudonymes pour les forums et les blogs. Attention, vous protégerez votre identité, mais vous resterez responsable de vos propos. Pour Facebook et Twitter, pensez à régler vos paramètres de confidentialité pour que seuls vos contacts aient accès au contenu mis en ligne. Vous ne pouvez pas vous prémunir de ce que d'autres pourraient mettre sur Internet. Vous avez le droit d'exiger que des données personnelles soient retirées d'un site, à condition de justifier d'un "motif légitime" (atteinte à votre vie privée, à votre image). C'est parfois le parcours du combattant, mais c'est un droit : contactez par courrier (recommandé avec avis de réception) le responsable du site, le directeur de la publication, dont les coordonnées se trouvent dans les "mentions légales", les "informations légales" ou encore "nous contacter". Vous pouvez vous aider des formulaires de la CNIL. Le webmaster a deux mois pour vous répondre. En l'absence de réponse, vous pouvez déposer plainte en ligne (CNIL). Joignez à votre plainte une copie du courrier, ainsi que celle d'une éventuelle réponse. Pendant ce temps, les informations préjudiciables restent en ligne. Vous pourrez toujours demander des réparations, mais le mal sera fait. Si vous parvenez à franchir cette première étape, faites supprimer les données des moteurs de recherche aussi : contactez les webmasters (Google, Yahoo, Bing). Vous pouvez vous passer éventuellement de la première étape, si les webmasters accèdent à votre demande (supprimer les copies des pages qu'ils conservent quelques semaines, les "caches"). En dernier recours, tournez-vous vers des sociétés spécialisées (surtout pour des sites étrangers), qui utilisent la technique de l'enfouissement : elles créent artificiellement du contenu internet positif vous concernant (pages de blogs, profils sur des réseaux sociaux, etc.). Cette technique relègue le contenu négatif au fin fond des résultats du moteur de recherche. Sachant que la plupart des internautes abandonnent leurs recherches après la deuxième page de résultats, les contenus préjudiciables sont "noyés" dans les résultats. L'inconvénient est le coût : de 300 à 10 000 euros. Puce Le tracking ou le traçage Lorsque vous vous connectez sur votre ordinateur ou que vous utilisez une application sur votre mobile, vous donnez des renseignements sur votre mode de vie, vos centres d'intérêt, vos habitudes de consommation, votre localisation (votre adresse IP). Les sites commerciaux s'en servent pour étudier votre profil et afficher des publicités ciblées sur votre écran. Ce n'est pas une arnaque, mais cela peut devenir extrêmement "polluant". Le "IP-tracking" est réalisé à partir des "cookies" (appelés "témoins de connexion") et des boutons de partage des réseaux sociaux ("j'aime" de Facebook, par exemple). Quand vous vous connectez sur Facebook, vous devez accepter les conditions d'utilisation : vous autorisez le site à monnayer vos données personnelles auprès d'entreprises qui en feront un usage commercial. Sur Gmail, le service de courriel de Google, les mots-clés à partir desquels sont sélectionnées les publicités envahissant votre écran sont extraits du contenu de vos e-mails, passés au crible par des robots à la recherche de termes pertinents. C'est la publicité "comportementale". L'analyse est poussée, et même si vous ne cliquez pas sur ces liens publicitaires, vous vous apercevrez rapidement que vous êtes "identifié" : même si la preuve est difficile à apporter, le prix du billet de train que vous achetez variera... Les cookies nécessitent un consentement préalable de votre part lors de la première visite d'un site, alors, à vous de voir. Je vous conseille quelques moteurs de recherche qui ne conservent pas et ne monnaient pas vos données : Ixquick.com, Duckduckgo.com. Maintenant que vous comprenez les mécanismes d'Internet, vous allez mieux comprendre tous les mécanismes illégaux et les arnaques que vous rencontrez. Puce Petit récapitulatif des arnaques
  • Le phishing : hameçonnage ou filoutage en français, il se présente sous la forme de mails frauduleux, qui se font passer pour des sociétés ou des organismes connus. On vous demande de mettre à jour votre compte sous peine de le supprimer, on vous propose pour cela de vous connecter en cliquant sur un lien où vous devez entrer vos coordonnées bancaires, parfois même votre code bancaire, vos identifiants et vos mots de passe. Ne cliquez pas sur ces liens. Si vous avez un doute, contactez directement l'organisme.
  • Les virus : il s'agit d'un programme malveillant capable de contaminer votre ordinateur via les réseaux. Les plus dangereux infectent votre ordinateur en exploitant les failles dans le système d'exploitation, d'où l'importance des mises à jour de logiciels. Ils peuvent se dissimuler dans les pièces jointes d'un mail ou dans un URL. Ne cliquez pas sur ces mails qui envahissent votre boîte, et profitez-en pour installer un logiciel de protection sur tous vos appareils connectés à Internet, tout en faisant des mises à jour régulières afin de vous protéger des menaces les plus récentes. Vous trouverez sur le site www.commentcamarche.net tout ce qui se fait en matière d'antivirus. A vous de choisir en fonction de vos besoins de protection, de votre utilisation d'Internet et de votre porte-monnaie. Attention : téléchargez toujours votre logiciel sur le site de l'éditeur, cela vous évitera de vous retrouver avec un logiciel malveillant (malware).
  • Le piratage informatique va loin. Les programmes capables de dérober les codes d'accès bancaires foisonnent sur le Net. Ce sont de véritables "chevaux de Troie". Le piratage peut aller jusqu'à l'utilisation de votre ordinateur infecté afin de développer et de lancer des campagnes de spams, des attaques contre des réseaux pour les empêcher de fonctionner, sans parler du risque de perdre absolument toutes vos données. Alors, je vous le répète, protégez vos objets connectés en utilisant les éditeurs de sécurité.
Puce Les vidéos payantes : au départ, le buzz, à l'arrivée, une arnaque ! Ce sont de simples publications sur Facebook ou YouTube, qui mettent en avant la dernière vidéo à ne pas manquer, une "exclusivité" à coups de gros titres. L'internaute est induit en erreur par des mentions du type "plus de 2 millions de vues en 48 h". Des sociétés basées en Inde et en Indonésie se sont spécialisées dans l'accroissement artificiel du partage de vidéos. Le coût varie de 1 à 3 euros la minute, alors que vous pouvez les trouver gratuitement sur Internet. Le prix est précisé en tout petits caractères, quasi illisibles, tandis que le lien est lui en gros caractères. Pourtant, la charte déontologique des éditeurs de contenu stipule que les montants tarifaires doivent faire au moins la moitié de la hauteur de la mention explicative. Ne vous leurrez pas : les recommandations ne sont pas respectées par les éditeurs. C'est un service imposé par défaut par votre opérateur téléphonique (sauf chez Free) : cela représente un marché de 36 millions d'utilisateurs de Box en France ! C'est bien votre opérateur qui laisse apparaître ces "annonces" qui renvoient à des sites hébergeant ces vidéos payantes. Ces sociétés baptisées Dailysmile.TV ou TV-illimité construisent un système d'arnaque de masse. Sur Facebook, même si aucune carte bancaire n'est liée au compte, des arnaqueurs utilisent les services des micropaiements des FAI (fournisseurs d'accès internet) pour facturer les vidéos du réseau social. Ces arnaques sont possibles du fait des opérateurs mobiles et des FAI, qui les valident grâce à leurs services Internet+ ou Contact+. Bouygues vous explique que "le service Internet+ facilite vos achats en ligne sur des centaines de sites partenaires depuis votre PC, mobile ou tablette". Or, Internet est véritablement détourné de son usage pour arnaquer les clients des FAI, qui semblent assumer leurs liens avec les éditeurs de contenu en parlant de "partenaires". L'AFMM (Association française du multimédia mobile), qui rédige les chartes, se défend des récentes critiques et de l'accroissement de clients mécontents. Ces chartes restent des recommandations et n'ont donc aucune valeur juridique (c'est ce qu'on appelle le "soft law"). Ces pratiques malhonnêtes mettent en péril tout le système de micropaiement. Une page claire sur les conditions d'utilisation devrait être obligatoire : que font le CSA et l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et de postes) pour réguler ces pratiques ? Il est urgent d'imposer la fin de la mise en place de ces services "par défaut". Il faut prévoir des sanctions pour les entreprises qui multiplient les arnaques. Les opérateurs mobiles et les FAI devraient rompre toute relation avec ce type d'entreprises. Il en va de leur crédibilité. En attendant que tout ce petit monde se décide à agir, je vous conseille de vérifier auprès de votre fournisseur d'accès Internet que le micropaiement est désactivé. Vous pouvez accéder en ligne à votre compte et modifier les paramètres. Il faut passer un long moment pour désactiver toutes les fonctions Internet+, afin d'éviter tout prélèvement. Seul Free le désactive dans ses réglages standards. Un dernier conseil, ne cliquez pas à tout va. Ne cliquez pas sur la première vidéo venue, et si vos enfants et vos petits-enfants utilisent vos appareils connectés, je vous recommande ce site pédagogique très bien : il adapte son contenu à chaque tranche d'âge, ainsi qu'aux parents. [Retrouvez tous les conseils pour vous protéger des pirates du net dans J'Agis ! Pour recevoir les recommandations de nos spécialistes : rien de plus simple, il suffit de cliquer ici...]]]>
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Baisse des frais de notaire : visez la cave… http://libredagir.fr/baisse-frais-notaire-visez-cave/ http://libredagir.fr/baisse-frais-notaire-visez-cave/#respond Mon, 23 May 2016 09:03:40 +0000 http://libredagir.fr/?p=1677 building-joy-planning-plans

"La patience est la meilleure des thérapies", avait coutume de dire un de mes collègues. A raison... Savoir prendre le temps et le recul suffisants permet certainement de faire des économies et d'optimiser ses investissements. Or, ceci est particulièrement vrai en immobilier. Le prix de la pierre s'affaisse depuis des années, en province notamment. Et les taux des crédits plongent, entraînés par la chute des taux d'intérêt souverains, mais aussi agacés par la vive concurrence entre les établissements de crédit. Le moment opportun pour acheter n'est plus très loin... Tous les voyants sont au vert : même les frais de notaire promettent de s'assagir. Info ou intox ? A voir... Puce Des prix stabilisés et des taux d'intérêt dérisoires La baisse des prix se poursuit effectivement dans certaines villes, mais aussi et surtout dans les stations balnéaires. Les Notaires de France notent une diminution dans plus des trois quarts des villes analysées. Certaines baisses sont édifiantes : c'est le cas de Dieppe, où les tarifs plongent de 12% ; idem à La Baule, dont la notoriété n'est pourtant plus à faire. L'heure n'est décidément pas à l'achat d'une résidence secondaire. D'ailleurs, les agents immobiliers ne cachent rien des motivations des candidats à l'acquisition : "Si les demandes se multiplient à l'arrivée des beaux jours, peu de transactions de ce type aboutissent. Visiter une villa relève de la balade touristique." Attention : ailleurs, les prix se stabilisent depuis un petit moment et pourraient relever le nez. Les professionnels indiquent aussi que le volume des transactions augmente. Ce mouvement n'a d'ailleurs rien d'anodin, alors que le nombre des achats et des ventes aurait bondi de plus de 15% selon les notaires. "Nous sommes revenus près de la moyenne du volume annuel de transactions des années d'avant-crise." La baisse des taux -- qui ne cesse de surprendre -- a évidemment impulsé ce rebond. A moins de 1,9% sur 20 ans, il devient aujourd'hui réellement tentant de faire jouer le levier du crédit. D'autant que ce taux peut passer sous la barre des 1,5% chez certains courtiers. Votre capacité d'emprunt et donc d'achat s'en trouve considérablement rehaussée. Puce La baisse des frais de notaire effective sur des petits achats Quid, en revanche, de la baisse des frais de notaire, entrée en vigueur dès ce mois de mai ? En moyenne, ces frais diminueront de 2,5%, certes. Cependant :
  1. Seule la rémunération du notaire (représentant quelque 10%, en moyenne, des frais appelés communément et injustement "frais de notaire") a été revue à la baisse, et non les impôts à la charge de l'acquéreur.
  2. Cette baisse ne compense pas les hausses d'impôts précédentes. "Rappelons qu'en mars 2014, le gouvernement a augmenté l'impôt sur la vente de 5,09% à 5,81% ! Pour un prix de 100 000 euros, cela représente une augmentation de 720 euros", met en exergue Philippe Stephan, notaire à Lille.
  3. Qui plus est, l'économie en découlant est minime. "Sur un prix de 100 000 euros, elle est inférieure à 6 euros au titre de la rémunération proportionnelle au prix de vente (baisse de 1,40% de la rémunération du notaire). Mais, bien sûr, plus le prix sera élevé, plus l'économie sera élevée... quoique ne représentant toutefois qu'une économie inférieure à 116 euros pour un prix d'un million d'euros", illustre notre notaire.
Pour autant, d'après le nouveau tarif, la rémunération totale du notaire ne peut excéder 10% du prix de vente, avec un plafond à 90 euros pour un prix de vente inférieur ou égal à 9 000 euros. Les amateurs de garages, de caves ou de terrains, dont le prix n'excèdera pas quelques milliers d'euros, pourront alors se frotter les mains. En effet, l'économie qu'ils réaliseront sur les frais de notaire pourra allègrement dépasser la barre des 50%. Or, le rendement de ces petites surfaces bien placées peut être optimal. Outre qu'elle valorise un bien, une cave louée pourrait offrir quelque 11% de rentabilité... [Détournements d'héritage... abus de faiblesse... héritiers réservataires mécontents... requalifications fiscales... actions en justice... contrats frauduleux...Evitez les pièges : découvrez vite comment protéger votre assurance-vie !]]]>
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Partir vivre sa retraite à l’étranger http://libredagir.fr/partir-vivre-sa-retraite-etranger/ http://libredagir.fr/partir-vivre-sa-retraite-etranger/#respond Fri, 20 May 2016 09:49:08 +0000 http://libredagir.fr/?p=1674 download

En cinq ans, le nombre de personnes de plus de 60 ans vivant hors de France a plus que doublé et augmenterait de 4% par an en moyenne, selon l'enquête sur l'expatriation des Français de 2013 menée par le ministère des Affaires étrangères. Voici les chiffres clés de l'expatriation des seniors retraités et actifs :
  • plus de 252 000 Français de plus de 65 ans sont des expatriés-retraités ;
  • 180 pays sont concernés ;
  • le premier pays d'accueil est désormais le Portugal, suivi de l'Espagne et du Maroc (d'après un sondage réalisé par OpinionWay en 2015) ;
  • 24% des seniors partent pour des raisons familiales, 25% pour des motivations professionnelles.
Puce Mais, partir à l'étranger, cela s'organise ! La réussite d'une expatriation est essentiellement liée à sa préparation. Si les seniors expatriés sont majoritairement des retraités, le fait de partir vivre sa retraite hors de l'Hexagone n'empêche en rien de percevoir sa pension et de bénéficier des droits y afférents. Faut-il encore s'y préparer, afin d'éviter les déconvenues.
Démarches à effectuer en priorité lorsque vous êtes déjà à la retraite :
  • prendre contact avec votre caisse de retraite, afin de leur communiquer votre nouvelle adresse et vos nouvelles coordonnées bancaires si besoin ;
  • idem avec l'Assurance Maladie et votre mutuelle privée ;
  • mettre à jour votre situation patrimoniale et vos dispositions testamentaires ;
  • étudier les conventions bilatérales entre la France et le pays d'accueil ;
  • vérifier votre statut en fonction du pays d'accueil (Union européenne, pays hors UE ayant signé une convention Sécurité sociale avec la France, pays UE sans convention...).
Puce Les grands changements
  • Le régime matrimonial
En changeant de pays, vous pouvez changer de régime matrimonial sans le savoir : si vous vous êtes marié après le 1er septembre 1992, sans contrat (la communauté réduite aux acquêts), vous devrez prendre en compte la loi de la mutabilité. Vérifiez le régime légal du pays choisi : si c'est la séparation de biens, vous y serez automatiquement soumis. Les couples mariés avant cette date et ceux ayant conclu un contrat de mariage conserveront leur régime initial. Vous avez la possibilité, avant le départ, d'établir un contrat de mariage ou de rédiger une déclaration de loi applicable (DLA), qui n'a pas besoin d'être homologuée devant un juge, contrairement au contrat, un simple passage devant le notaire suffit. Cette première démarche vous permettra :
  1. d'acheter un bien immobilier dans un pays qui ne reconnaît pas la communauté : il sera acquis en commun, et non en indivision ;
  2. de sécuriser la part d'héritage que vous souhaitez laisser à votre conjoint ;
  3. d'anticiper la complexité d'une succession internationale en cas de décès à l'étranger. Depuis 2015, dans tous les pays de l'Union européenne, excepté le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark, la loi de la résidence habituelle du défunt s'applique à l'ensemble de la succession, à moins qu'il n'ait opté, par testament, pour sa loi nationale. Dans tous les autres pays, on applique la loi française pour les biens meubles et la loi du pays d'accueil pour les biens immobiliers acquis sur place.
Il est primordial de réaliser un bilan successoral et d'organiser votre succession avant votre départ. Le système se complexifie avec les couples binationaux et les familles recomposées.
  • Le système de santé
Le système français, bien qu'il soit déficitaire, est sans comparaison : attendez-vous à débourser davantage. Si vous continuez à percevoir une retraite française, vous pouvez rentrer en France pour vous faire soigner. Vos frais vous seront remboursés aux taux pratiqués pour les résidents. Si vous vous expatriez dans l'UE ou en Suisse, vous bénéficiez des mêmes droits que les nationaux. Vous aurez le choix entre rentrer en France ou vous faire soigner dans votre nouveau lieu de résidence : renseignez-vous sur les infrastructures de votre pays d'accueil et sur la prise en charge. Cela vaut la peine de comparer la qualité et les coûts avant le départ. Certains pays hors UE ont signé une convention bilatérale de Sécurité sociale avec la France (le Maroc, par exemple). Pour tous les autres pays, vous devez vous renseigner vous-même, soit par le biais d'une assurance privée, soit en adhérant à la Caisse des Français de l'étranger (CFE). Il vous en coûtera 4,2% de vos pensions de retraite par an (avec un minimum de 220 euros par trimestre si votre pension est inférieure à 21 714 euros brut par an). N'hésitez pas à consulter le site de la CFE, qui peut s'avérer très utile quand certaines assurances privées ne prennent pas en charge les personnes au-delà de 65 ou 70 ans. Une dernière recommandation : n'hésitez pas à souscrire une assurance rapatriement. L'assurance liée à votre carte bancaire (si vous avez payé un billet avec celle-ci) n'est valable qu'environ 90 jours à compter de la date de votre départ.
  • Votre patrimoine et la fiscalité
Si vous gardez trop d'avoirs sur le sol français, vous serez considéré comme résident français et soumis à la fiscalité française : c'est sur l'ensemble de vos biens situés en France que vous serez taxé (pour l'ISF, le seuil est aux alentours de 1 300 000 euros).
  1. Votre déménagement doit être réel (résider plus de 183 jours par an à l'étranger), vous ne laissez pas courir d'abonnements, vous pouvez louer ou vendre vos biens immobiliers... Le tout est d'être clair sur votre lieu de résidence, pour éviter toute contestation de votre résidence fiscale à l'étranger.
  2. Vous devez renoncer à certains produits d'épargne, éligibles aux seuls résidents : les livrets de développement durable, d'épargne populaire ou livrets jeune. Vous pouvez détenir un livret bancaire ordinaire, un livret A et B, un plan d'épargne populaire (PEP), un compte et plan d'épargne logement (CEL et PEL), un contrat d'assurance-vie et des bons de capitalisation.Vous pouvez conserver votre plan d'épargne en actions (PEA) et votre PEA-PME. Les placements financiers des non-résidents ne sont ni imposables à l'ISF ni assujettis aux prélèvements sociaux. Pour éviter la fuite de capitaux et favoriser l'investissement sur le territoire, de nombreuses exceptions ont été prévues sur les placements financiers et les revenus qui relèvent des capitaux mobiliers : assurance-vie, contrat de capitalisation, obligations, actions, comptes courants, dépôt à terme... Vous pouvez les garder, à condition qu'ils ne vous procurent pas la majorité de vos revenus (ce qui remettrait en cause votre domiciliation fiscale), sinon clôturez-les avant votre départ).
  3. Les biens immobiliers conservés en France sont assujettis à l'ISF : il peut être opportun de vendre votre résidence principale, non soumise à l'impôt sur les plus-values, au moment de partir. Vous pouvez louer les biens conservés une partie de l'année. Les revenus fonciers des biens conservés, ainsi que les plus-values des biens vendus, restent, dans la plupart des cas, imposables et soumis aux prélèvements sociaux en France. Les conventions internationales peuvent prévoir d'autres règles, et il existe aussi des mesures d'exonération. Le système est complexe...
Vous pouvez, dans un premier temps, vous renseigner auprès du Centre des impôts des non-résidents (dont vous trouverez les coordonnées ici). Pour la liste des conventions internationales signées par la France en matière de taxation, consultez les sites officiels : http://www.legifrance.gouv.fr et http://www.impots.gouv.fr/portal/static/. Pour vous y retrouver dans la complexité du système et pour éviter une double imposition*, je vous conseille de consulter un notaire et/ou un avocat. * Retenez bien ceci : Si vous résidez à l'étranger plus de 183 jours par an et que le centre de vos intérêts économiques ne se trouve plus en France, vous ne serez plus considéré comme résident fiscal français. Vous ne serez taxable en France que sur vos revenus de source française, et non sur vos revenus hors France (vos pensions de retraite et vos revenus fonciers). Attention ! Votre pays d'accueil peut aussi prévoir une taxation : étudiez bien les conventions fiscales signées par la France. En général, elles attribuent à l'Etat de résidence le droit de taxer les pensions et les rentes viagères, la France y renonçant. Si vous demeurez fiscalisé en France (moins de 183 jours par an et/ou trop d'intérêts économiques en France), c'est l'obligation fiscale illimitée qui s'applique : vous êtes soumis à l'ISF sur la totalité de vos revenus et de vos biens, en France et hors France. Puce Les derniers préparatifs
  • Informez votre banque
Il est judicieux de conserver un compte courant : ce compte de non-résident vous permettra de faire face aux premières dépenses à engager à l'étranger, ou en France lorsque vous reviendrez. Vous pourrez gérer vos éventuelles locations, les impôts...
  • Informez les impôts
Vous aurez deux déclarations à remplir (imprimés n°2042 et n°2042-NR) pour vos revenus de l'année du départ : n'oubliez pas de leur donner votre nouvelle adresse.
  • Informez la Sécurité sociale et votre caisse de retraite
N'oubliez pas de leur fournir vos nouvelles coordonnées bancaires. Votre caisse de retraite vous demandera un certificat de vie annuel, visé par les autorités compétentes de votre pays d'accueil.
  • Le permis de conduire
Votre permis de conduire est valable dans l'espace économique européen. Ailleurs, il n'est utilisable que 3 à 12 mois. Vous devez déposer à votre préfecture ou sous-préfecture une demande de permis de conduire international. Gratuit, valable 3 ans dans de nombreux pays, il vous permettra de circuler librement à condition de présenter votre permis français.
  • La santé
Faites un bilan et les vaccinations obligatoires. Renseignez-vous sur les maladies courantes dans le pays d'accueil. Parlez-en à votre médecin traitant. Vous pouvez consulter le site des Affaires étrangères.
  • Les animaux de compagnie
Selon le pays et l'animal, il devra subir des formalités plus ou moins contraignantes (vaccination, quarantaine). Dans l'UE, vous devez le faire identifier (tatouage ou puce électronique), le vacciner contre la rage et produire un passeport européen pour animal de compagnie. Renseignez-vous au consulat ou à l'ambassade pour les autres pays.
  • Enfin le déménagement !
Choisissez de préférence une entreprise certifiée (NF Service, ISO 2009). La Fédération internationale des déménageurs internationaux (Fidi) propose une liste de déménageurs certifiés. Si vous partez hors UE, vous devez fournir à la douane un inventaire détaillé des biens transportés. Puce Avez-vous choisi votre future résidence avec soin ? Il faut partir dans un pays qu'on apprécie et avoir envie de s'y intégrer : c'est, avant tout, un choix de vie, et pas seulement un moyen de payer moins d'impôts ou de profiter d'un pouvoir d'achat plus important. Après avoir consulté votre notaire, votre avocat, votre contrôleur fiscal, votre médecin, votre banquier, vous prendrez le temps d'apprendre la langue. Vous ne vivrez pas en autarcie. Voilà quelques idées de destinations...
  • Le Portugal
Vous devez justifier de revenus suffisants. La crise économique étant passée par là, l'immobilier est accessible, mais gare à l'achat, consultez un avocat. Seules Porto et Lisbonne disposent d'infrastructures médicales haut de gamme. Le français est bien parlé, mais la pratique du portugais est nécessaire hors des grandes villes. Les retraités du privé sont exemptés d'impôts pendant 10 ans. Le coût de la vie est de 15 à 25% moins élevé qu'en France.
  • Le Maroc
Vous devez avoir une carte de résident renouvelable. L'immobilier est accessible. Le système public de santé est médiocre et les cliniques privées sont très chères. Le système fiscal pour l'imposition des retraites est avantageux, mais une fois votre retraite rapatriée sur un compte en dirhams, elle n'est plus convertible. Le français est bien parlé.
  • La Thaïlande
Un minimum de 1 600 euros par mois vous donne accès à un visa annuel renouvelable. La location est conseillée : vous êtes propriétaire de la maison que vous achetez, mais pas du terrain. L'anglais est globalement compris dans les régions touristiques, sinon apprenez le thaï. Les infrastructures médicales sont de bonne qualité et les consultations très abordables. Votre retraite reste imposable en France. Le coût de la vie est 60 à 70% inférieur à celui de la France.
  • La Floride
Soit vous faites des courts séjours avec visa (trois mois), soit vous tentez d'obtenir la carte verte, ce qui est difficile en tant que retraité. Vous pouvez aussi acheter un visa EB5, destiné aux investisseurs, qui nécessite d'importants moyens financiers. Vous pourrez louer facilement votre résidence durant votre absence. Le système de santé est de qualité, mais hors de prix. En dehors de l'anglais, l'espagnol est largement parlé. Vous pouvez avoir accès à une carte de débit en ouvrant un compte, mais pour la carte de crédit ou un simple abonnement de téléphone portable, il vous faudra un bon "scoring" (évaluation de votre qualité de débiteur). Le niveau de vie est équivalent à Paris pour une ville comme Miami et 15% moins cher dans les autres villes. A la vue de ces disparités, je n'ai qu'une chose à vous dire : prenez le temps de bien préparer votre départ et bonne retraite !
Un livre pour approfondir le sujet : Retraite, partir vivre à l'étranger, D. Sarget et F. Coletto-Labatte, Ixelles éditions
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Mon assurance-vie est-elle garantie ? http://libredagir.fr/assurance-vie-est-elle-garantie/ http://libredagir.fr/assurance-vie-est-elle-garantie/#respond Thu, 19 May 2016 08:27:36 +0000 http://libredagir.fr/?p=1654 download

Il y a quelques semaines, une excellente amie, qui gère le patrimoine de sa mère âgée, vient me voir l'air très dubitatif. Pour ne pas dire inquiet. Elle ne connaît strictement rien à la Bourse et à la finance, et sa maman a de grosses sommes d'argent sur un compte-titres et sur une assurance-vie souscrits auprès de sa banque. Mon amie veut savoir si les sommes sur cette assurance-vie sont protégées. Elle ne veut pas perdre d'argent. Elle aimerait aussi que je jette un oeil au compte-titres. Lorsque mes amis me demandent dans quoi ils doivent investir, je réponds que je préfère ne pas me mêler de leurs finances, afin que nous restions bons amis. Chacun se doit d'être responsable de la gestion de son patrimoine. Je vois mon amie toute déconfite pousser un grand soupir. Je la connais bien. Alors, je me permets d'être directe et tente de lui faire passer quelques conseils importants. Puce "TU es responsable" Mon grand-père n'a cessé de me répéter : "Tu as certes des droits, mais tu as surtout des devoirs dans la vie." Il m'a aussi appris que le meilleur investissement qu'on puisse faire est d'investir "dans soi". La connaissance est la meilleure arme pour affronter la vie et pour faire face à ses responsabilités. Il avait raison. Et, je lui suis infiniment reconnaissante de ses enseignements. Il n'est plus là aujourd'hui, mais je ne manque pas une occasion de transmettre le flambeau à mes enfants. Et à mon amie à qui j'explique : "Il est de ton devoir de t'intéresser à tes finances personnelles et à l'économie si tu as un patrimoine à gérer. Tu dois apprendre, tu dois comprendre. C'est indispensable pour avoir la maîtrise de la situation." "Mon banquier m'aide", me répond-elle. Les souvenirs remontent... "Ne confie jamais la gestion de tes affaires aux autres", me disait mon grand-père. Alors, je lui réponds : "Personne mieux que toi ne sait ce dont tu as besoin. Personne mieux que toi ne défendra tes intérêts..." En discutant et en expliquant tout cela, je prends soudain conscience de la chance que j'ai d'avoir eu accès, très tôt, à ces principes fondamentaux. Ils faisaient partie de notre culture familiale. On devrait apprendre tout cela aux enfants à l'école, me dis-je... Tant de gens font confiance aux autres pour des questions aussi importantes que leurs finances personnelles. Mais, revenons à mon amie. Elle est venue avec les relevés bancaires. Elle est cliente d'une banque française ayant pignon sur rue que je ne nommerai pas ici. Que vois-je dans le compte-titres de la maman de mon amie ?
  • des titres de la banque (que je n'aurais personnellement pas achetés)
  • et tout un tas de "produits maison" de cette banque.
Je me retourne alors vers mon amie et lui dis : "Je ne sais pas si ce portefeuille reflète vos intérêts personnels et familiaux, en tout cas, il est clairement dans l'intérêt de la banque." Elle me regarde avec un soupçon de culpabilité dans les yeux. "Et pour l'assurance-vie ? L'argent est-il garanti ? Est-ce que je peux perdre de l'argent si les choses tournent mal sur les marchés ?" Je lui réponds que rien n'est jamais garanti dans la vie. Surtout pas l'assurance-vie, tant les enjeux sont énormes. Imaginez-vous qu'en Allemagne, les contrats des particuliers sont unilatéralement révisés et les reversements revus à la baisse. C'est vous dire... [NDLR : Inquiet pour votre assurance-vie ? Toutes les réponses à vos questions en cliquant ici.] D'une façon générale, tout change, tout est éphémère, et il faut en permanence s'adapter dans la vie. Une leçon que m'a enseignée le taoïsme (je suis très curieuse et m'intéresse à énormément de sujets variés). Il y aurait beaucoup à dire sur la question. En attendant, et en ce qui concerne l'assurance-vie, si vous ne vous adaptez pas, votre contrepartie, elle, le fait. Puce Votre assureur et l'Etat s'adaptent à la situation changeante Depuis la crise de 2008, le droit et la réglementation ont changé. Il s'agit de protéger les assureurs (pas vous !), en cas de risques de marché. Depuis 2010, l'article L612-33 du Code monétaire et Financier autorise l'ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) à geler les avoirs des assurés en cas de rachats massifs. En effet, les contrats d'assurance-vie des Français sont truffés d'obligations souveraines françaises. En cas de remontée des taux sur les marchés, la chute de la valeur des obligations pourrait entraîner des rachats massifs (les clients exigeant la vente des obligations présentes dans leur assurance-vie), créant pour l'assureur un risque de liquidité. Dans ce cas, l'article L 612-33 permet de geler les transactions. Autre adaptation : les contrats des assureurs contiennent de plus en plus souvent une clause d'illiquidité. Ainsi, en cas de difficulté exceptionnelle, votre assureur a la possibilité de bloquer les liquidités et de reporter à plus tard les opérations de retrait. Votre contrepartie (l'assureur) s'adapte en permanence à la situation extérieure. Il se protège contre les risques potentiels (et cela va à l'encontre de vos intérêts). Vous devriez faire de même, sinon vous ne vous battez pas à armes égales. Et en cas de souci, le dindon de la farce sera celui qui aura négligé ses affaires... Alors, soyez à l'écoute, aiguisez votre connaissance, tenez-vous informé afin de vous adapter et de faire les bons choix. Après ces quelques échanges, mon amie se rend à l'évidence. "Je vais m'intéresser à la question et apprendre à comprendre en investissant de mon temps", me dit-elle. Alors, je propose à mon amie, qui a retrouvé le sourire, que nous allons commencer tout de suite : la leçon du jour sera "comprendre le fonctionnement des obligations" !]]>
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Comment tuer une licorne http://libredagir.fr/comment-tuer-licorne/ http://libredagir.fr/comment-tuer-licorne/#respond Wed, 18 May 2016 10:29:34 +0000 http://libredagir.fr/?p=1669 download

"Mes amis, écrit le Dr Michael Munger, n'aiment généralement pas les personnalités politiques, trouvent la démocratie dysfonctionnelle et répugnante, et sont contre la brutalité et les excès répressifs des guerres à l'étranger, de la guerre contre les drogues et de l'espionnage de la NSA. Mais, leur solution, poursuit Munger, sans exception, est d'étendre le pouvoir de ʺl'Etatʺ. Cette idée me semble tout simplement folle – une conclusion si dénuée de logique que j'ai du mal à la prendre au sérieux. Jusqu'à ce que je comprenne que ce qu'ils souhaitent, c'est une sorte de licorne, un Etat doté des propriétés, des motivations, des connaissances et des capacités qu'ils imaginent."
C'est vrai Les étatistes, bâtisseurs de sociétés imaginaires de tous poils, savent au plus profond d'eux-mêmes que la société est bien trop complexe pour qu'un individu ou un groupe puissent la planifier. Au lieu de cela, pour satisfaire leur soif intarissable de salut pour nous tous, ils tentent de trouver une "lacune" dans la loi naturelle. Ils essaient de créer l'Etat parfait, capable de résoudre tous les maux de l'humanité d'un coup de baguette magique. Un pansement à la taille de la planète. Ils tentent, pour faire court, de donner naissance à une licorne (et, ce n'est pas du tout aussi amusant que ça en a l'air). Notre foi dans les gouvernements repose entièrement sur ces éleveurs de licornes et sur leurs talents d'enchanteurs, ce qui est inquiétant. On s'imagine (et, ils s'imaginent) être des êtres bienveillants, omniscients, à l'amour universel, détenteurs d'une sagesse divine capable de sauver l'espèce humaine d'elle-même. Le problème est que ces bâtisseurs sont loin, très loin d'être omnipotents. En réalité, ils sont même souvent les moins qualifiés pour le poste. Voyez-vous, généralement, ces personnes souhaitent "aider", mais de loin, et ne s'inquiètent que très rarement de savoir si ce qu'elles font aide vraiment. Ce sont des passionnées, oui… mais, qui oublient bien souvent le problème, une fois que les manifestations attirent moins, que les gens en ont assez de crier, que les policiers sont fatigués de donner des coups de bâton et que les médias partent couvrir le prochain bâtiment en feu ou le prochain blessé par balles. Généralement, elles ne souhaitent pas non plus trop utiliser leur propre argent, ni la sueur de leur front, pour "aider" ceux qui semblent pourtant faire l'objet de leur passion. Pour faire simple, l'étatiste pense bien faire. Et, c'est à peu près tout. Puce Des gouvernements à la Willy Wonka Pour tout vous dire, le scénario idéal pour les étatistes serait, à ce qu'il semble, une chocolaterie magique, comme celle de Charlie, qui fonctionnerait aux frais des personnes les plus productives de la société et cracherait miraculeusement des confiseries délicieuses sur demande pour toutes les personnes qui les ont méritées. La plupart des gens souhaitent bénéficier de tous les luxes auxquels le capitalisme leur a donné accès sans travailler dur, sans lois économiques ni aucun lien avec la réalité en général, car celle-ci tend à se dresser entre nous et du bon temps. Ce que les gens veulent, hurle l'étatiste, la chocolaterie peut le produire. Il n'y a pas d'excès de largesses. Voyez tout l'argent qu'ont les riches ! Bien sûr que nous pouvons faire fonctionner la chocolaterie ! Ils accumulent les richesses, pourtant destinées au peuple ! Pensez-y. Si les riches n'existaient pas, nous serions tellement plus riches… MANGEZ-LES ! Ce que ces Augustus Gloop ne réalisent pas, c'est que le gouvernement Willy Wonka est celui que nous avons aujourd'hui. Oompa Loompas inclus. Et il ne fonctionne pas. On nous promet des choses miraculeuses et merveilleuses, mais, ces promesses ne peuvent pas être tenues. Voilà pourquoi le gouvernement américain est aussi fou que la chocolaterie de Willy Wonka.

Willy Wonka

"On ne fait pas avaler 500 millions de livres de bonbons sans tuer quelques enfants."

Nous n'avons pas besoin de restructurer la chocolaterie, bananes ! La chocolaterie est le problème. "Les défenseurs des arguments en question, dit Anthony Celi sur le blog Libertarian Republic, sont souvent d'accord pour admettre que les règles du jeu ne sont pas équitables. Cela étant dit, au lieu de jeter le plateau, ces personnes souhaitent simplement remplacer certaines pièces. Changer certaines pièces du jeu, pour eux, équivaut à changer le jeu en lui-même." Or, selon le Dr Munger, "ils ne comprennent que très peu l'Etat qu'ils pensent pouvoir modeler". Puce La gouvernance de la licorne Malgré les nombreux torts de l'Etat en question, selon le bâtisseur de société imaginaire, il existe un équilibre de conte de fées, qui bénéficierait à tous. Bien sûr, il est aussi difficile à voir que le Yéti et aussi mystérieux que le Da Vinci Code, mais tant pis ! Allumez les bougies et les bâtons d'encens, il est temps d'invoquer cette chimère. Tant qu'ils y croient, tournent les bons boutons, distribuent de l'argent à droite et à gauche et tirent sur les bons leviers, nous finirons par atteindre la terre promise : l'Etat parfait. Un beau jour. Et, à terme, nous vivrons dans un monde où, peu importe à quel point votre idée est stupide, elle sera jugée à l'aune de votre impression lorsque vous la réalisez. Nous appellerons ce phénomène "la gouvernance licorne".

Licorne

"Croire que les gouvernements produisent de la richesse équivaut à croire que les licornes produisent des arcs-en-ciel."

Aujourd'hui, pour nous expliquer cet étrange style de gouvernance, nous accueillons le Dr Munger lui-même. Il va vous parler plus en détails des aspects logistiques qui expliquent comment la gouvernance licorne est vraiment censée fonctionner (sans le faire) – et, comment utiliser le "test de Munger", en trois étapes, pour tuer les licornes dès qu'elles prennent naissance… dans l'esprit. Avec son résumé en trois questions simples, ce sera aussi facile que d'appâter un écureuil avec du chocolat aux noisettes. Voyez un peu…

La gouvernance licorne Dr. Michael Munger

Notre problème est que nous devons nous battre contre des licornes. Les licornes sont, bien sûr, des créatures fabuleuses, semblables à un cheval et dotées d'une corne en spirale sur le front. Elles mangent des arcs-en-ciel, mais peuvent se passer de nourriture pendant des années, si nécessaire. Elles peuvent transporter des charges énormes sans jamais se fatiguer. Et, leurs flatulences sentent les fraises fraîches et la rosée du matin : voyager dans une calèche tirée par une licorne est un véritable plaisir. Pour l'ensemble de ces raisons, la licorne est l'animal de bât idéal, la clé pour améliorer la société humaine et partager la prospérité. Vous me direz peut-être qu'il y a un souci dans mon argumentaire, étant donné que les licornes n'existent pas. Un problème assez fatal pour quiconque affirme que les licornes servent à quelque chose, n'est-ce pas ? Mais, bien sûr que non. L'existence des licornes est facile à prouver. Fermez les yeux. Maintenant, imaginez une licorne. Celle que je vois est blanche, avec une corne orange. La licorne est entourée d'arcs-en-ciel. Votre vision est peut-être légèrement différente de la mienne, mais, il est clair que lorsque je dis "licorne", l'image qui se forme dans votre esprit correspond à peu près à celle qui se forme dans le mien. Les licornes existent donc, et nous avons une idée commune de ce à quoi elles ressemblent. Puce Problème : l'Etat est une licorne Lorsque je parle de l'Etat avec mes collègues de Duke, il ne faut pas longtemps avant que je me rende compte que, pour eux, sans exception ou presque, l'Etat est une licorne. Je viens de la tradition du choix public, qui tend à se fier aux arguments conséquentialistes plutôt qu'aux droits naturels : la distinction est donc particulièrement importante à mes yeux. Mes amis n'aiment généralement pas les personnalités politiques, trouvent la démocratie dysfonctionnelle et répugnante, et sont contre la brutalité et les excès répressifs des guerres à l'étranger, de la guerre contre les drogues et de l'espionnage de la NSA. Mais, leur solution, sans exception, est d'étendre le pouvoir de "l'Etat". Cette idée me semble tout simplement folle – une conclusion si dénuée de logique que j'ai du mal à la prendre au sérieux. Jusqu'à ce que je comprenne que ce qu'ils souhaitent, c'est une sorte de licorne, un Etat doté des propriétés, des motivations, des connaissances et des capacités qu'ils imaginent. Lorsque j'ai fini par réaliser qu'il s'agissait d'un dialogue de sourds, je me suis senti bête. Parce que c'est cette révélation – l'idée que les gens qui sont en faveur d'une expansion du gouvernement imaginent un Etat différent de ce qu'il est possible de créer dans le monde physique – qui est au cœur de l'argument avancé par les libéralistes classiques depuis au moins 300 ans. Certains exemples aident à illustrer cet argument. Edmund Burke met bien en lumière le problème de la licorne. Le problème, ce n'est pas que les gens sont mauvais ou que le système doit être réformé. A la prochaine élection, nous trouverons le Messie ! La prochaine réforme est la clé de l'utopie ! Non. Non, nous ne le trouverons pas, et non, ce n'est pas la clé. "Vous me dites en vain que [le gouvernement] est bon, mais que je ne trouve à redire qu'aux Abus. La Chose ! La Chose elle-même est un abus. Observez, mon Seigneur, je vous en prie, la grande Erreur sur laquelle se fonde tout Pouvoir législatif artificiel. Il a été observé que les Hommes avaient des Passions ingouvernables, qui rendaient nécessaire de le préserver de la Violence qu'il est capable d'infliger aux autres. Ils ont nommé des Gouverneurs pour cette Raison ; mais une difficulté pire et plus étrange se pose alors : comment se défendre face aux Gouverneurs ?" Ou, comme l'écrivait Adam Smith dans La Richesse des Nations : "C'est le système de gouvernement, c'est la position dans laquelle [les gens] se trouvent placés que j'entends blâmer, et non pas le personnel de ceux qui ont eu à agir dans cette position et dans ce gouvernement. Ils ont agi selon la pente naturelle de leur situation particulière, et ceux qui ont déclamé le plus haut contre eux n'auraient probablement pas mieux fait à leur place." Smith, dans ce passage, parle des employés de la Compagnie des Indes Occidentales. Mais, l'idée est plus générale : l'échec d'un système d'organisation naît souvent des incitations, de la logique d'action ou des incohérences inhérentes à ce système. Les personnes qui y travaillent agissent probablement à peu près comme le feraient d'autres personnes si elles se trouvaient dans le même système. Ainsi, même s'il est vrai que l'on peut imaginer un Etat qui fonctionnerait différemment, il n'y a pas d'êtres humains réels capables de travailler dans ce système et d'offrir les performances que les étatistes imaginent. Plus récemment, Ludwig von Mises et F.A. Hayek ont habilement décrit le problème des licornes. Dans Epistemological Problems of Economics, Mises déclare : "Rares sont les gens qui s'intéressent à un problème social sans y être amenés par une envie de réforme. Dans quasiment tous les cas, avant que quelqu'un ne commence à s'intéresser à la science, il a déjà décidé quelles réformes précises il souhaite mettre en place. Seulement peu de personnes ont la force de prendre conscience que ces réformes ne sont pas praticables et d'en tirer les conclusions. La plupart des gens acceptent plus facilement de sacrifier leur intellect que leurs rêveries. Ils ne peuvent pas supporter l'idée que leurs utopies puissent s'abîmer sur les nécessités inaltérables de l'existence humaine. Ce qu'ils souhaitent, c'est une autre réalité, différente de celle de ce monde… ils souhaitent être libérés d'un univers dont ils n'aiment pas l'ordre." L'exemple le plus célèbre et le plus dévastateur d'"abattage de licorne" est sans doute celui d'Hayek, lorsqu'il dit dans The Fatal Conceit que "la tâche curieuse des sciences économiques est de prouver aux hommes qu'ils ne savent presque rien de ce qu'ils s'imaginent pouvoir concevoir". Puce Le test de Munger Lors de débats, je me suis rendu compte qu'il était utile de décrire ce problème comme "le problème de la licorne", précisément parce qu'on expose ainsi une erreur fatale dans l'argument des étatistes. Si vous voulez défendre l'utilisation de licornes comme animaux de trait pour les transports en commun, il est important que les licornes existent dans la réalité plutôt que dans votre imagination. Les gens comprennent immédiatement pourquoi dépendre de créatures imaginaires pourrait être un problème, d'un point de vue pratique, pour le transit de masse. Mais, ils ne voient pas toujours pourquoi "l'Etat" qu'ils peuvent imaginer est l'équivalent d'une licorne. Pour les aider, je propose donc ce que j'appelle (sans aucune modestie) "le test de Munger".
  1. Allez-y. Dites-moi ce que devrait être le rôle de l'Etat selon vous, et ce dont vous souhaitez qu'il soit en charge.
  2. Après coup, réfléchissez à votre présentation. A chaque fois que vous dites "l'Etat", remplacez-le par "les personnalités politiques que je connais réellement, qui font partie de systèmes électoraux dotés d'électeurs ou de groupes d'intérêts qui existent dans la vraie vie".
  3. Si vous restez convaincu de votre idée, nous aurons alors quelque chose à nous dire.
C'est très amusant, croyez-moi. Quand quelqu'un dit "l'Etat devrait être responsable de centaines de milliers de soldats lourdement armés, et avoir l'autorité d'utiliser cette force coercitive", demandez-lui d'éliminer la licorne ("l'Etat") et de la remplacer par "George W. Bush". Toujours aussi enthousiaste ? Si quelqu'un dit "l'Etat devrait être en mesure de choisir les subventions et les impôts pour encourager les personnes à prendre des décisions en faveur de sources d'énergies différentes", demandez-lui de remplacer "l'Etat" par "des sénateurs venus d'Etats dont les revenus dépendent du charbon, du pétrole ou du bioéthanol". Est-ce toujours une bonne idée ? Qu'en est-il de "l'Etat devrait écrire les lois qui réglementeront les ventes de voitures électriques haute performance" ? Maintenant, avec le changement : "Les élus du Michigan et d'autres Etats qui produisent des pièces pour les moteurs à explosion devraient être responsables de la réglementation imposée à Tesla Motors." Mince. Peut-être pas. Dans mon expérience, nous passons trop de temps à lutter contre nos opposants et leurs licornes. C'est-à-dire que nous affirmons que la licorne/l'Etat est en soi mauvais(e) et ne peut pas être dressé(e) de manière compatible avec la liberté. L'existence mentale de la licorne en elle-même est la cible de nos arguments. Le problème, bien sûr, est que la licorne qu'ils imaginent est sage, bienveillante et toute-puissante. Leur dire que leur imagination se trompe ne sert à rien. Tant que nous insistons sur le fait que nos opposants se trompent sur les propriétés de "l'Etat" – qui n'existe pas de toute façon, en tout cas pas sous la forme qu'imaginent les étatistes – nous perdrons l'attention de beaucoup de gens sympathiques qui sont principalement intéressés par les conséquences. Pour paraphraser Hayek, l'étrange tâche du mouvement libertarien est alors de persuader les citoyens que nos opposants sont les idéalistes, parce que ce sont eux qui croient aux licornes. Ils ne comprennent quasi rien à l'Etat qu'ils sont convaincus de pouvoir modeler.]]>
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L’épargne ou l’impôt et le miracle de Saint Fisc ? http://libredagir.fr/epargne-impot-miracle-saint-fisc/ http://libredagir.fr/epargne-impot-miracle-saint-fisc/#respond Tue, 17 May 2016 09:14:03 +0000 http://libredagir.fr/?p=1648 holy

" Qui parierait 60 ou 70 % de son patrimoine sur une technologie dont personne ne sait si elle fonctionne ? " Thomas Piquemal, ancien directeur financier d'EDF. Mmmmmm... Après mûre et intense réflexion, pas moi – et je suis sûre de ne pas être un cas isolé ! Mais, le miracle de Saint Fisc rend un tel pari possible. Le miracle de Saint Fisc transforme l'argent sale (vilainement gagné) en argent propre. L'argent est celui prodigué par l'Etat à ceux, entreprises ou individus, qui sont jugés par l'Etat nécessiteux ou méritants. Ce miracle a été mis en évidence par les auteurs de la Théorie de la révolte fiscale, Serge Schweitzer et Loïc Floury. " L'argent privé corrompt, l'argent public soulage. C'est pourtant rigoureusement le même, mais qui s'est transformé en se bonifiant par le miracle de Saint Fisc. " L'argent public est propre car il est collecté par des fonctionnaires au-dessus de tout soupçon et réparti, pour le " bien public ", par des politiciens qui ne veulent que le bonheur de leurs électeurs, c'est-à-dire le " peuple ". L'argent privé est sale car il est gagné par des êtres animés d'un souci de profit, qui ont abusé de leurs concitoyens (quand ils n'ont pas volé des pauvres), parce que les lois sont certainement mal faites. Les miracles de Saint Fisc sont plus rapides que l'élaboration ou le ménage des lois, comme en témoigne le cimetière des réformes françaises. La dernière tombe est celle de la " loi travail ". Avec Saint Fisc, l'épargne devient inutile et l'impôt la remplace avantageusement. Traditionnellement, chacun épargne pour se prémunir d'un coup dur, d'un hasard de la vie, pour préparer sa retraite ou pour laisser quelque chose à ses enfants. Tous ces motifs sont – vous en conviendrez – parfaitement égoïstes, puisqu'ils vous sont personnels. En vous privant de votre épargne, le miracle de Saint Fisc pourvoit aux besoins de chacun dans un grand élan de solidarité (la charité avec l'argent public). Vous pourriez, par exemple, être tenté de trop épargner, surtout si vous êtes chanceux. Inversement, d'autres, injustement soumis à une adversité répétée, pourraient ne jamais être en mesure d'épargner. Par le miracle de Saint Fisc, l'équilibre se fait. Puce Impôt = épargne ? Mais, l'impôt remplace-t-il vraiment l'épargne ? Joue-t-il économiquement le même rôle que l'argent privé, dont l'emploi judicieux est laissé à l'arbitrage de chacun ? Surtout que les gens sont vigilants quant à leur épargne, et beaucoup moins quant à l'usage de l'argent public. Le miracle de Saint Fisc tient à la religion économique actuelle pour laquelle la consommation est le chemin de la prospérité. L'épargne, qui reporte la consommation dans le temps, est gênante. La redistribution immédiate lui est préférable. Par conséquent, se multiplient les politiques économiques qui taxent les revenus de l'épargne, la dissuadent, imposent des systèmes de sécurité sociale (maladie, vieillesse, prévoyance) gérés par l'Etat. Avec l'avènement de la monnaie disponible sous forme de crédit, l'épargne a été recyclée dans de la dette d'Etat (fonds en euro des assurances-vie, livrets), et les miracles de Saint Fisc se sont multipliés pour notre plus grand bonheur. [NDLR : Inquiet pour votre assurance-vie ? Toutes les réponses à vos questions en cliquant ici.] Ces miracles dépassent largement le cadre de la redistribution et touchent de nombreuses entreprises : EDF, Air France, Areva, SNCF, Arte, Radio France, France Télévision, RFI, RATP, RFF... Tous les jours, vos journaux détaillent les prouesses de ces établissements publics. Tous les jours, vous pouvez aussi constater que, malgré l'augmentation de vos prélèvements, les besoins en " redistribution " ne sont jamais assouvis, que les politiques publiques se multiplient en même temps que les scandales financiers d'Etat. Puce Et si les miracles de Saint Fisc n'étaient que mirages ? L'argent propre se gagne avec une activité soumise à la concurrence. La véritable concurrence est la seule et unique garantie que l'argent n'a pas été extorqué – puisqu'à tout moment, chacun a le choix de dépenser ou pas, de se fournir ailleurs ou pas. Le monopole privé ne devrait pas exister dans un cadre juridique efficace assurant l'égalité devant la loi. Si une activité est lucrative, des concurrents ne tarderont pas à se manifester. Reste le monopole public ou délégué par l'Etat. C'est le plus coûteux et le plus difficile à faire sauter car il se protège par des lois qu'il édicte lui-même. Non, pas un bipède n'irait parier 60 à 70 % de son patrimoine sur une technologie qui n'a même pas fait ses preuves en laboratoire. Mais, cela ne pose pas de problème aux fonctionnaires qui manient l'argent public. D'abord, ce n'est pas leur patrimoine, et ensuite – compte tenu de l'échelle de temps de nombreux projets – ils ne subiront jamais les conséquences de leurs erreurs. Le principe de l'EPR a été décidé en 1992, il y a donc vingt-quatre ans. Pensez-vous que les décisionnaires de l'époque soient encore là ? Je vous rappelle qu'à l'EDF, on prend sa retraite en moyenne à 57,3 ans. Encore une prodigalité de Saint Fisc. ]]>
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