Patrimoine & finance

Immobilier // S’installer à Bordeaux : oui ou non ?

Ecrit par Maya Dujardin

Voilà maintenant plusieurs années que Bordeaux fait parler d’elle. On loue la beauté de la ville, on envie sa qualité de vie. Un récent article publié par Lonely Planet l’a même sacrée « destination la plus attractive dans le monde pour 2017 » !

Et puis, il y a toutes ces personnes que je rencontre dans des contextes différents et qui ont décidé d’y emménager.

Les questions que je me pose sont donc les suivantes :

  • Bordeaux… est- ce si bien qu’on le dit ?
  • Est-il trop tard pour s’y installer ? Victime de son succès, Bordeaux est-elle devenue une ville où l’immobilier est devenu inaccessible ?

Et les réponses à ces questions : oui… et non !

Puce   La Belle Endormie, plus vivante que jamais
« Bordeaux, la Belle Endormie » ? Ce surnom n’est vraiment plus d’actualité grâce, notamment, à l’action d’Alain Juppé, arrivé à la mairie en 1995. Réhabilitation des berges, revalorisation des façades des immeubles datant du XVIIIe siècle, embellissement général de la ville (lui valant une inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco en 2007 !), création de la Cité du Vin… Les changements ont été nombreux depuis plus de 20 ans.

« Bordeaux est une ville magnifique, confirme Céline, originaire de la région parisienne et Bordelaise depuis 10 ans. Les immeubles y sont bas, ce qui apporte beaucoup de lumière et offre la voie libre aux rayons du soleil. Les façades anciennes sont un régal pour les yeux. Et de plus en plus de rues sont piétonnes ! »

De plus, la ville est idéalement située. « Près de la mer mais aussi de la Dordogne, pour les week-ends à la campagne, ajoute Céline. Sans oublier la proximité avec les Pyrénées, qui permet d’aller randonner régulièrement. »

Et Bordeaux ne se contente pas d’être belle. La ville fait partie des territoires les plus dynamiques et attractifs. L’étude intitulée « Le marché du travail sur la métropole de Bordeaux » publiée en juin 2016 par l’Observatoire de l’Emploi — Nouvelle Aquitaine explique : « Le paysage de la métropole bordelaise n’a cessé d’évoluer ces dernières années autour de grands projets urbains (Euratlantique, infrastructures de transports…) augmentant ainsi son attractivité et développant son économie. (…) Fin 2015, près de 300 000 salariés sont comptabilisés sur Bordeaux Métropole, dont deux tiers dans les services. Par rapport à la région et au niveau national, le territoire a été moins affecté par les destructions d’emploi liées à la crise de 2008 et connaît un vrai dynamisme ces dernières années. »

Oui, il semblerait que Bordeaux soit aussi bien qu’on le dit ! Et lorsque l’on sait qu’à partir de cet été, la ville ne sera plus qu’à 2h05 de Paris, contre au minimum 3h15 actuellement, on est vraiment conquis, non ?

Bien sûr, on peut aussi trouver des points faibles. Par exemple, les transports en commun. « Ils ne sont pas assez nombreux, regrette Céline. Il n’y a pas de métro et trop peu de trams et de bus. J’attends toujours, ils sont remplis, et je dois en laisser passer trois avant de finalement me décider à monter, malgré tout. »

Puce   Dans le centre historique, la moyenne du prix au m² se situe entre 5 000 et 5 500 euros
À la question « les prix de l’immobilier ont-ils augmenté ces dernières années à Bordeaux ? », la réponse est bien évidemment oui. « L’essentiel des augmentations de prix se fait sur le centre historique, explique Jean-Marie Duffoire, vice-président de la Chambre FNAIM de la Gironde. La moyenne du prix au m² se situe entre 5 000 et 5 500 euros. 6 000 euros, pour un produit rénové récemment. Cette partie de la ville est composée à 99% d’immeubles anciens, en pierre. Dans le cœur de Bordeaux, les immeubles datent du XVIIIe siècle. Au-delà, jusqu’aux boulevards et même jusqu’au quartier de Caudéran, ils sont du XIXe et du XXe. »

En comparaison avec Paris, ces prix paraissent tout à fait abordables. Si c’est vraiment là que vous souhaitez habiter, positionnez-vous et soyez patient car dans les quartiers du centre-ville, des quais ou de Saint-Michel, la demande est supérieure à l’offre. Les T2 et petits T3 sont très recherchés.

Mais pourquoi ne pas vous éloigner un tout petit peu du centre ?

Puce   Les communes de Bordeaux Métropole
Le Bouscat, Mérignac, Pessac, Blanquefort, Talence, Villenave-d’Ornon, Bègles…. font partie de ce que l’on appelle aujourd’hui Bordeaux Métropole. Et cette périphérie ne se situe pas loin du tout du cœur de la ville. Le Bouscat est, par exemple, à seulement 5 minutes en tram du centre-ville, et 20 minutes à pied.

Dans ces communes, le prix au m² est en moyenne de 3 000 à 4 000 euros, 4 000 euros concernant vraiment les quartiers touchant Bordeaux, comme Caudéran ou une partie du Bouscat. Les prix y ont également augmenté, mais dans une moindre mesure.

« S’installer à la périphérie peut se révéler plus stratégique, considère Jean-Marie Duffoire. En effet, très peu de sièges sociaux d’entreprises se trouvent dans le centre. Mieux vaut se rapprocher de son lieu de travail et réduire son temps de trajet, non ? L’acquéreur trouvera là de très beaux produits. Pour 600 000 ou 700 000 euros, il est possible d’acheter une maison de 160 à 180 m², avec jardin et garage. »

Si l’idée d’aller vivre à Bordeaux vous trotte dans la tête depuis un moment, alors lancez-vous ! Partez à la découverte de Bordeaux Métropole pour y dénicher votre future maison. Et commencez une nouvelle vie, au cœur de la Gironde.

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Maya Dujardin

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