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La meilleure manière de détecter les mensonges

mensonges
Ecrit par Jason Hanson

Nous l’appellerons « Lindsay ». C’était une jeune femme d’environ 25 ans, et elle était assise dans mon bureau pour un entretien d’embauche. Son CV était solide. Elle avait l’air d’être la candidate idéale pour le poste à pourvoir dans mon entreprise.

Pourtant, il ne m’a fallu que quelques instants pour démasquer Lindsay. Grâce à mes deux questions préférées, j’ai rapidement pu évaluer cette employée potentielle.

Je suis bien conscient que vous n’êtes peut-être pas vous-même employeur, mais cette méthode peut être utilisée en toutes circonstances lorsque vous avez besoin de déterminer si quelqu’un est honnête avec vous ou pas.

fleur Partez sur la bonne base

Lorsque Lindsay est entrée dans mon bureau, nous avons discuté de thèmes plutôt légers : le temps qu’il faisait, l’endroit où elle avait grandi, l’endroit où elle avait entendu parler de l’offre d’emploi, etc.

Ces premières questions m’ont permis de faire connaissance, mais aussi de déterminer quel était son comportement « normal » : j’observais ses réactions verbales et non-verbales pour voir de quelle manière elle répondait à des questions pour lesquelles elle n’avait aucune raison de mentir.

Après plusieurs questions de ce type, j’avais déterminé quel était son comportement « normal » et comment elle réagissait lorsqu’elle était dans sa zone de confort. Dès lors, il était possible de passer à des questions plus sérieuses, pour déterminer si elle était vraiment la personne idéale pour ce travail.

fleur Voici mes deux questions préférées

La première question que je lui ai posée était : « Quand avez-vous, pour la dernière fois, volé quelque chose ? »

Elle est restée assise dans sa chaise pendant un instant, a eu l’air très gênée, et a cherché à se laisser autant de temps que possible avant de me répondre.

Enfin, après plusieurs secondes, elle m’a dit qu’elle avait travaillé pour un libraire, quelques années auparavant, lorsqu’elle venait tout juste de finir l’école. Elle avait volé plusieurs articles de bureaux pour pouvoir démissionner et lancer une entreprise concurrente.

Après cette réponse, il était évident pour moi que je n’allais pas l’embaucher. Mais j’ai continué avec la seconde question, car je mène tous mes entretiens d’embauche de la même manière et je pose les mêmes questions à tout le monde.

La question suivante était : « Quand avez-vous, pour la dernière fois, pris de la drogue ? »

Encore une fois, elle eut l’air très gênée, et essaya de gagner du temps avant de me répondre. Elle finit par admettre qu’elle prenait encore de la drogue et fumait de la marijuana de manière quasi-quotidienne. Je lui ai ensuite posé quelques autres questions avant de la remercier d’être venue et de conclure notre entretien d’embauche.

fleur Pour obtenir la vérité, posez une question de présomption

Alors, pourquoi ces deux questions sont-elles celles que je préfère poser à tout employé potentiel ?

Eh bien, je pose la première question sur le vol parce que nous avons presque tous volé quelque chose, au cours de notre vie. Quand nous étions à l’école primaire, bon nombre d’entre nous volions des bonbons au supermarché.

Je suis bien sûr conscient que nous avons tous été enfants, et je me moque que quelqu’un ait volé une barre de chocolat en primaire. Mais si quelqu’un vole quelque chose à son employeur, comme dans l’histoire ci-dessus, je n’ai pas l’intention de lui offrir un poste.

Je pose la seconde question, sur la drogue, pour la même raison que la première. Je sais que beaucoup de gens ont essayé des drogues au lycée ou à la fac, et cela m’est égal. Je veux simplement m’assurer qu’ils ne prennent pas de drogue aujourd’hui.

Ces deux questions sont considérées comme « de présomption », car elles opèrent selon la présomption que quelqu’un a fait quelque chose. Je présume qu’ils ont volé quelque chose, je présume qu’ils ont pris de la drogue.

Lorsque je pose ces questions et que le candidat concerné n’a encore jamais pris de drogue, il ou elle me le dit immédiatement, et son comportement reste « normal » lorsqu’il me répond. Je sais alors qu’ils disent la vérité. Il n’y a pas de pause dans le dialogue, ni de regard gêné, parce qu’ils ne se sentent pas coupable, et n’ont rien à cacher.

Pour obtenir la vérité, il suffit de poser une question de présomption sur ce que vous aimeriez savoir et d’analyser la réaction de votre interlocuteur.
[Découvrez comment adaptez vos questions de présomption à toute situation et faire face au menteur dans la suite de l’article. Pour le recevoir, c’est ici…]

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Jason Hanson

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