Bien-être Santé

Des plantes sauvages dans vos assiettes, pourquoi pas ?

cueillette
Ecrit par Meriem Saïdi
Mark Ford

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L’homme s’est toujours nourri de ce qui l’entoure : les plantes sauvages sont riches de propriétés nutritives et médicinales. Elles sont aussi riches de propriétés gustatives sublimées par des chefs cuisiniers tels que Michel Bras ou Marc Veyrat.

  • Profitez de ballades automnales pour redécouvrir les plaisirs de la cueillette

Lors d’une cueillette sauvage, vous adopterez quelques règles de base :

  • Ne prélevez que ce dont vous avez besoin
  • N’arrachez pas les pieds
  • Évitez les bordures et les abords des champs traités
  • Évitez d’en faire une grosse consommation : votre estomac ne vous dirait pas merci.
  • Pour que votre récolte ne tourne pas à l’angoisse, donnez-vous les moyens de partager en famille, entre amis un moment de plaisir : ne vous précipitez pas sur le premier champ venu sans un minimum d’information voire de formation.

Puce Les plantes les plus facilement reconnaissables

J’en citerai trois que je ramasse régulièrement pour agrémenter des salades parce que savoureuses, faciles à dénicher et à reconnaître : le pissenlit, la violette et l’ortie.

Le pissenlit

C’est une plante vivace sans tige dont les feuilles sont dentelées, disposées en rosette au ras du sol, et la fleur jaune portée par une tige creuse sont reconnaissables.

Elle est très riche en vitamines et minéraux. Les fleurs peuvent être consommées pour faire des confitures, du vin, cuisinées en omelettes tandis que les racines et les feuilles sont utilisées en guise de salade, de soupe, ou encore d’infusion. La floraison se fait à partir du mois de mai jusqu’au mois de novembre. Préférez les jeunes feuilles qui apparaissent au centre de la rosette, moins amères que les plus anciennes. Préférez le pissenlit qui pousse dans votre jardin, non traité et sans parasite.

La violette 

Plante vivace, de 5 à 15 cm, à feuilles ovales, légèrement duveteuses, en forme de cœur à la base, est facile à reconnaître avec ses fleurs odorantes à cinq pétales. Elles forment des colonies importantes dans les pelouses, sur les talus herbeux et dans les sous-bois. Toutes les espèces de violettes sont comestibles y compris les pensées mais préférez la violette odorante. Les feuilles (riches en vitamine A) se dégustent crues ou cuites alors que les fleurs (de septembre à mai, riches en vitamine C) s’ajoutent aux salades, aux farces de volaille. Vous pouvez en faire un sirop (pour faire des glaces et des gâteaux). Vous pouvez tout simplement les ajouter à une salade de fruits.

Pour les personnes allergiques au pollen, demandez conseil à votre médecin.

L’ortie

Riche en calcium, fer et vitamine C, vous pouvez consommer les têtes d’ortie ainsi que les feuilles pour agrémenter des pommes de terre chaudes, faire une soupe  ou en faire une quiche. La cuisson lui fait perdre son caractère piquant. Pour les cueillir et les préparer, portez des gants.

Je pourrais continuer avec la limonade aux baies de sureau noir, le nombril de vénus qui pousse sur les murs, le plantain, mais je choisis de vous orienter vers un site très bien fait, celui de François Couplan.

Ethnobotaniste de renom, créateur de l’Institut de Recherches sur les Propriétés de la Flore, il collabore avec des cuisiniers pour réhabiliter des saveurs oubliées. Que ce soit à l’occasion d’une journée de ballade, d’un stage de cuisine, d’un week-end, d’un stage pratique sur le terrain, tout est fait pour que vous jetiez un œil différent sur ces plantes délaissées, oubliées, mal aimées parfois, trop souvent et à tort nommées « mauvaises herbes ».

Vous trouverez pléthore de livres sur le sujet également sur ce site : je vous conseille quelques ouvrages à consulter avant de vous jeter sur votre panier de cueillette.

Tout ce qui est naturel n’est pas forcement sans danger : je vous conseille vivement, dans le doute, de ne pas cueillir, de consulter un botaniste si vous en avez un sous la main, ou de vous adresser aux rares herboristes* qui restent en ce pays pour éviter toute intoxication. En cette saison des champignons, n’oubliez pas de vous adresser à votre pharmacien à même de faire le tri dans votre cueillette, sinon abstenez-vous.

Je terminerai en vous souhaitant une bonne cueillette.

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*Quelques mots sur les herboristes :

Alors que l’attrait des Français pour les plantes médicinales est en plein boum, le métier d’herboriste n’existe pas officiellement : le diplôme et l’activité ont été supprimés en 1941, au profit des officines. Il n’existe qu’une poignée d’herboristeries dignes de ce nom. Ils demandent une reconnaissance de leur métier. Un diplôme universitaire de phytothérapie réservé aux médecins, pharmaciens, sages-femmes et vétérinaires est proposé à la faculté de Paris XIII. L’ordre des pharmaciens veille sur son monopole en attaquant systématiquement les contrevenants.

Quelques adresses utiles pour trouver un herboriste http://www.syndicat-simples.org/fr/index.php

http://www.herboristerie.com/

A propos de l'auteur

Meriem Saïdi

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