Bien-être

Rire : c’est bon pour la santé

Ecrit par Maya Dujardin

Le Cercle Agora - Invitation

La fin de l’année approche. Et si on prend le temps de regarder dans le rétroviseur, il n’y a pas toujours de quoi rire.

Et si vous riiez simplement parce que c’est bon pour la santé ? Rire peut vous aider à gagner confiance en vous, évacuer le stress qui plombe votre quotidien ou encore favoriser votre fonctionnement cardio-vasculaire.

Agir c’est aussi apprendre à rire, « simplement et sans raison ».

Puce Les bienfaits du rire
Beaucoup d’articles et d’études ont été publiés sur le sujet.

Il semblerait que les vertus du rire soient en effet nombreuses :

  • rire provoque une respiration saccadée, qui fait travailler le diaphragme (vous savez, ce muscle essentiel de la ventilation pulmonaire qui sépare la cavité thoracique de l’abdomen et qui se retrouve souvent bloqué, faute de bien RES-PI-RER). Conséquence du rire : massage en douceur de l’estomac et des intestins, meilleure oxygénation du sang et des organes, en particulier du coeur, ce qui réduit les risques de maladies cardiovasculaires ;
  • rire entraîne également la libération d’endorphines, neuromédiateur du bien-être, et de catécholamines qui stimulent l’éveil et les capacités intellectuelles ;
  • le fait de rire aide également à positiver et à se désinhiber. Le sujet parle et échange plus spontanément. Les liens sociaux se tissent plus facilement et ce qui apparaissait comme une réelle difficulté aux yeux d’un grand timide (parler à son voisin et au groupe) se fait alors plus naturellement.

Certains avancent même que rire a contribué à la guérison de certaines maladies.

Avez-vous déjà entendu parler de Norman Cousins ? Ce célèbre journaliste américain, rédacteur en chef de la Saturday Review a raconté son histoire dans le livre Comment je me suis soigné par le rire.

Voici la présentation de l’éditeur : « Un jour, Norman Cousins tombe gravement malade. Il est hospitalisé. Les médecins diagnostiquent une spondylarthrite ankylosante et ne lui donnent qu’une chance sur 500 de guérir.

Cousins refuse de se résigner et décide de prendre les choses en main. Il quitte l’hôpital, s’installe à l’hôtel, se fait projeter les meilleurs films comiques, découvre les vertus thérapeutiques du rire, reçoit ses amis, réduit son traitement à de fortes doses de vitamine C… et guérit. C’est toute cette aventure, ses suites et ses enseignements qu’il raconte dans ce livre qui fut aux Etats-Unis un véritable best-seller et connut en France un grand succès de librairie. »

Ne simplifions pas à l’extrême et évidemment, le seul fait de rire devant de nombreuses caméras cachées et les films des Marx Brothers n’explique pas tout ! Les importantes doses de vitamine C ingérées par Norman Cousins mais aussi la force de caractère de cet homme ont grandement mené à sa guérison miraculeuse.

Puce Où susciter « le rire simple, sans raison » ?
Il existe des clubs de rire, partout en France et dans le monde. « Un club de rire est un groupe de personnes qui se réunissent autour d’un animateur pour rire ensemble, selon les principes du « Rire sans Raison » établis par le docteur indien Madan Kataria, explique Bernard Piwosz animateur du club de rire de Mulhouse (premier club à avoir été créé en France). Cette méthode, introduite en France par Daniel Kiefer, consiste en une série d’exercices de rire, inspirés du yoga, et rythmés par un exercice régulier qui représente le fil rouge de la séance. Elle a ainsi naturellement pris le nom de Hashya Yoga, ou Yoga du Rire. »

Bernard s’est lancé dans cette pratique en 2002, pour dépasser sa timidité. Au départ, la démarche n’était pas aisée et se rendre aux ateliers lui demandait un effort. Au bout de quelques séances, les effets bénéfiques du rire se sont fait sentir. Et la confiance est arrivée, sur la pointe des pieds…

« En riant, le corps secrète des endorphines, ces substances magiques qui ont le pouvoir de nous apporter le bien-être » raconte Bernard.

Parmi les participants, certains viennent pour trouver un moyen de se détendre, évacuer le stress ou comme Bernard, parvenir à être plus sûrs d’eux. D’autres, souffrant de dépression, ont pris le chemin du club sur prescription de leur médecin. D’autres encore ont été envoyés par leur orthophoniste, pour débloquer la gorge. Ensemble, ils boivent un cocktail de rire et apprennent à « rire sans raison ».

Le prix ? Difficile d’en faire une excuse pour ne pas se lancer : le club de rire de Mulhouse demande par exemple 3 euros la séance ou 40 euros l’année.

Puce Ne pas se juger et lâcher prise
« Au départ nous effectuons des exercices pour amener le rire car ce dernier ne vient pas forcément spontanément, confie Bernard. Il devient ensuite très communicatif. Il faut environ 5 séances pour réussir à rire pour un rien. On retrouve son âme d’enfant et c’est formidable de pouvoir expérimenter cela. »

Un conseil, donc, si vous souhaitez vous lancer : ne vous contentez pas d’une séance. Accrochez-vous. Au fil des ateliers, vous parviendrez à moins vous juger, à ne plus craindre le ridicule et à vous lâcher, sans faire attention au regard des autres (souvent bien plus bienveillant qu’on ne le croit !). Vous apprendrez à rire pour un rien. Et à vous faire du bien.

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Maya Dujardin

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